Le Burkina Faso prévoit de parvenir à une normalisation complète des années académiques dans ses universités publiques dès la rentrée 2026-2027, a annoncé lundi le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano.
« Dès la rentrée 2026-2027, nous aurons une normalisation complète des années académiques », a déclaré le Pr Adjima Thiombiano lors d’une conférence de presse consacrée à la résorption des retards et au chevauchements des années universitaires.
Selon le ministre, les mesures engagées depuis janvier 2024 ont permis de faire progresser le taux de filières normalisées de 81,31 % à 99,69 % au 31 août 2026. L’objectif est d’atteindre les 100 % d’ici au 21 septembre prochain.
Sur les 321 filières recensées dans les universités publiques, une seule reste en décalage : la filière Pharmacie de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ), dont la régularisation complète est prévue pour le 21 septembre.
En 2023, certaines filières accusaient des retards compris entre trois et plus de 30 mois, entraînant parfois un allongement de plusieurs années de formations initialement prévues pour trois ans.
Pour remédier à cette situation, le ministère a engagé plusieurs réformes, notamment le renforcement du suivi des cursus et la mise en place de commissions chargées de superviser la normalisation des filières.
Le taux de normalisation est ainsi passé de 81,31 % en janvier 2024 à 86,86 % en juillet 2025, puis à 92,52 % avant d’atteindre 98,44 % au 31 juillet 2026, selon les données communiquées par le ministère.
Pr Thiombiano a qualifié cette évolution d’« inédite » depuis plus de quinze ans, estimant qu’elle constitue une avancée majeure dans l’assainissement du calendrier universitaire.
La normalisation devrait permettre aux universités publiques de renouer avec un calendrier académique régulier et de réduire l’impact des années à rallonge sur les étudiants, les enseignants et le fonctionnement des établissements.
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