Le gouvernement nigérian a dévoilé la Politique industrielle (PIN), visant à stimuler la valeur ajoutée, la croissance industrielle et la création d’emplois à travers le pays, et à garantir que le secteur manufacturier contribue à hauteur de 25% au produit intérieur brut (Pib) national.
Lors du lancement discret de cette la Politique industrielle (PIN) à Lagos, en marge de la présentation du rapport sur les perspectives macroéconomiques 2026 du Groupe du Sommet économique nigérian (NESG), le ministre d’Etat nigérian à l’Industrie, le sénateur John Enoh, a décrit cette politique, approuvée et validée en 2025, comme une étape stratégique pour transformer le potentiel industriel du Nigéria en productivité mesurable.
« Au cours de l’année écoulée, les discussions sur l’industrialisation se sont intensifiées. Cette politique a été élaborée avec l’industrie, et non pour l’industrie, afin de garantir que chaque Nigérian soit concerné et que sa mise en œuvre soit une priorité absolue », a-t-il
déclaré.
Selon lui, cette politique s’inscrit dans le cadre du programme national en huit points du président Bola Tinubu, et plus particulièrement du septième point, l’Agenda 7, consacré à la diversification et à l’industrialisation. Le ministre a expliqué que ce cadre repose sur six piliers : une production industrielle compétitive ; l’approfondissement des chaînes de valeur ; la substitution aux importations ; la transition des PME vers l’industrie
; la compétitivité commerciale dans le cadre de la ZLECA ; et la gouvernance institutionnelle.
« Ces piliers visent à répondre aux défis de longue date du Nigéria, tels que la fragmentation des chaînes de valeur, la forte dépendance aux importations et les capacités de production limitées. Cette politique a pour objectif de porter la contribution du secteur
manufacturier au PIB nigérian entre 20% et 25% d’ici 2030 », a déclaré M. Enoh.
Il a cité l’interdiction temporaire récente des exportations de noix de karité brutes comme exemple de la nécessité d’une valorisation structurée et d’une réglementation claire.
« Nous n’avons pas élaboré cette politique pour la laisser de côté. Un comité restreint travaille déjà à sa mise en œuvre, car l’essentiel est de transformer cette stratégie en création d’emplois, en productivité et en emplois », a-t-il affirmé.
Le ministre a révélé que le lancement officiel de cette politique est prévu le mois prochain et que le président Tinubu devrait présider l’événement.
« Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement et le Groupe du Sommet économique nigérian (NESG) devraient collaborer étroitement afin de garantir une large
participation des parties prenantes et une mise en œuvre efficace. La question n’est plus de savoir quelle est la politique, mais comment la mettre en œuvre. L’avenir industriel du Nigéria ne se construira pas par hasard, mais par une politique délibérée, une exécution rigoureuse et une volonté collective », a-t-il ajouté.
GIK/fss/Sf/APA







