Au moins 25 personnes, dont trois enfants, ont été tuées mercredi lors d’une attaque russe massive contre plusieurs villes ukrainiennes, ont annoncé les autorités. L’ONU condamne fermement ces frappes qui ont visé des zones résidentielles et des infrastructures civiles essentielles, alors que le pays s’enfonce une nouvelle fois dans l’hiver sous les bombardements.
Au moins 25 personnes, dont trois enfants, ont péri mercredi dans une attaque russe combinant missiles et drones contre plusieurs régions d’Ukraine, selon les autorités ukrainiennes. Il s’agit de l’une des frappes les plus meurtrières depuis le début de l’invasion russe en février 2022. Plus de 70 personnes, dont 15 enfants, ont également été blessées.
À plusieurs centaines de kilomètres à l’est, la ville de Kharkiv a été durement touchée, frappée quasi simultanément avec la région de Ternopil. Les attaques ont ciblé des quartiers résidentiels, des hôpitaux, des écoles ainsi que le réseau énergétique, provoquant de vastes coupures dans plusieurs zones alors que les premières neiges sont tombées sur Kharkiv.
En visite à Kiev, Rosemary A. DiCarlo, cheffe des affaires politiques de l’ONU, s’est dite « consternée » par ces frappes « inacceptables ». Sur X, elle a rappelé que « les attaques contre les civils et les infrastructures civiles violent le droit international humanitaire ».
Durant sa mission, la responsable onusienne a rencontré le ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha, et le vice-premier ministre, Taras Kachka, avec lesquels elle a évoqué les moyens de soutenir une « paix juste et durable » et d’accompagner le pays dans ses besoins humanitaires et sociaux en temps de guerre.
Le coordinateur humanitaire de l’ONU en Ukraine, Matthias Schmale, a également condamné les frappes, dénonçant « de graves dommages infligés aux civils à travers le pays ». Selon lui, 53 immeubles résidentiels ont été touchés à Kharkiv, des milliers de fenêtres soufflées et des infrastructures vitales lourdement endommagées.
« Ces attaques doivent cesser », a-t-il insisté.
Les destructions sur le réseau électrique menacent des millions de personnes alors que les températures chutent. Plusieurs régions sont déjà soumises à des rationnements, forçant hôpitaux, crèches et centres d’accueil à fonctionner sur générateur. Les ONG locales et la Croix-Rouge ont déployé des équipes pour distribuer des abris d’urgence et du matériel de première nécessité.
Cette nouvelle offensive s’inscrit dans une intensification frappant les infrastructures civiles depuis plusieurs semaines, une stratégie que Kiev interprète comme un moyen de maintenir une pression psychologique sur la population. Pour l’ONU, la conclusion reste inchangée. « La seule solution durable est de mettre fin à la guerre », a rappelé Mme DiCarlo.
Au moment où l’Ukraine aborde son quatrième hiver sous les bombes, les secouristes continuaient mercredi soir à dégager les ruines, dans des températures proches de zéro.
Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, l’ONU recense des milliers de victimes civiles et dénonce régulièrement les frappes visant des infrastructures non militaires, considérées comme des violations du droit international humanitaire.
DM/ac/Sf/APA







