En l’espace de quelques mois, plusieurs drames routiers ont endeuillé le Tchad, révélant l’ampleur du fléau des accidents de la circulation, particulièrement la nuit.
Six habitants du village de Nahaina, situé à une trentaine de kilomètres de Bongor dans le sud du Tchad, ont trouvé la mort jeudi 28 août dans un accident de la circulation.
Selon des témoins, un camion en partance pour N’Djaména a fait une sortie de route aux environs de 21 heures, percutant mortellement six personnes et en blessant grièvement une autre.
L’accident a provoqué la colère des habitants, qui ont érigé des barricades à l’aide de troncs d’arbres sur la route nationale, paralysant la circulation pendant près de douze heures. L’axe a finalement été libéré à la suite d’une médiation menée par les autorités administratives locales.
Ce drame intervient après une série d’accidents meurtriers ces derniers mois. Dans la nuit du lundi 24 février 2025, treize personnes avaient été tuées et dix autres blessées lors d’une collision entre deux véhicules sur l’axe Massaguet–Ngoura, dans la province du Hadjer-Lamis. Selon le ministère des Transports et de l’Aviation civile, un véhicule transportant des passagers avait percuté un camion-benne en stationnement.
Cet accident faisait suite à celui d’Oum-Hadjer, qui avait causé la mort d’au moins quarante passagers.
À la suite de ces tragédies, la ministre des Transports, Fatima Goukouni Weddeye, avait lancé un appel pressant aux conducteurs pour un strict respect du Code de la route.
Un autre accident grave s’est produit dans la nuit du 28 au 29 juillet entre Bédaya et Bessada, sur l’axe Koumra–Sarh, dans le sud du pays. Trois personnes, dont une femme, y ont perdu la vie et 31 autres ont été blessées lorsque le pick-up qui transportait des commerçants vers le marché hebdomadaire de Péni a brusquement quitté la route avant de se renverser. Les blessés avaient été évacués vers l’hôpital provincial de Koumra et le centre de santé de Bédaya.
Au Tchad, les accidents de la voie publique demeurent fréquents, notamment la nuit. En dépit de l’interdiction officielle de circulation des véhicules de transport après 21 heures, les trajets nocturnes persistent, causant régulièrement des pertes en vies humaines.
CA/ac/Sf/APA







