Lors du sommet extraordinaire des pays contributeurs de troupes à l’AUSSOM, les dirigeants ont appelé à un soutien accru pour assurer une paix durable en Somalie.
Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien à l’Agence de soutien à la Somalie (AUSSOM), soulignant la nécessité de consolider les progrès réalisés dans la lutte contre le groupe terroriste Al-Shabaab. Lors de son discours, Youssouf a insisté sur le fait que « la consolidation des gains contre Al-Shabaab est essentielle, malgré les revers récents ».
Il a également exprimé des inquiétudes concernant la mise en œuvre de la résolution 2719 du Conseil de sécurité de l’ONU, notant que « des réticences demeurent dans son application ». Le président de la Commission de l’UA a précisé que près de 190 millions de dollars seraient nécessaires pour financer les prochaines phases de la transition d’ATMIS à AUSSOM, appelant à un « effort collectif pour mobiliser ces ressources ».
En outre, Youssouf a encouragé le gouvernement somalien à accélérer la formation de ses forces de sécurité et à renforcer les institutions politiques du pays.
« Il est crucial que le gouvernement fédéral somalien poursuive ses efforts pour établir des institutions plus inclusives », a-t-il ajouté.
Le sommet a également été marqué par une intervention forte du président ougandais Yoweri Museveni. Dans son discours, il a fermement rejeté les politiques d’identité divisives, appelant à « ne pas permettre à l’Afrique de se laisser détourner à nouveau par la désorientation des politiques d’identité, surtout lorsqu’elles sont imposées par la force ».
Museveni a dénoncé la polarisation clanique en Somalie, la qualifiant de « poison », et a appelé à la désapprouver.
Le président ougandais a ensuite exprimé son soutien aux patriotes somaliens, soulignant que « ceux qui insistent sur l’organisation clanique et sectaire, qu’ils agissent par cupidité ou ignorance, sont des ennemis mortels de l’avenir de l’Afrique ».
Il a également rappelé l’importance d’une armée nationale volontaire pour la Somalie, une position qu’il a défendue depuis longtemps.
« Nous avons toujours conseillé aux Somaliens d’avoir une armée volontaire pour le salut national, et non une armée rémunérée », a-t-il affirmé.
Museveni a appelé à un renforcement des capacités militaires somaliennes, qu’il s’agisse de soldats mieux équipés ou de renforts internationaux.
« La Somalie et ses soutiens doivent prendre ce problème au sérieux et ne pas sous-estimer la nécessité de renforcer les capacités militaires », a-t-il conclu.
Le sommet a réuni plusieurs dirigeants africains qui ont tous réaffirmé leur engagement à soutenir la mission de stabilisation en Somalie, un processus essentiel pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Est.
AC/Sf/APA






