Dans un contexte de prolifération des fake news et de manipulation de l’information, un atelier de formation organisé par Médecins Sans Frontières (MSF) a mis en lumière le rôle crucial des journalistes pour garantir une couverture humanitaire fiable et éthique.
Médecins Sans Frontières (MSF) a réuni mercredi 27 août à Dakar une vingtaine de professionnels des médias dans le cadre d’un atelier de sensibilisation et d’échanges consacré à la lutte contre la désinformation dans les contextes humanitaires.
Placée sous le thème « Comprendre le narratif et le déconstruire », la rencontre a mis en avant l’importance de la formation des journalistes pour renforcer la qualité et l’éthique de la couverture médiatique.
Ouvrant les travaux, Andrés Romero, chef du bureau régional de MSF en Afrique de l’Ouest et du Centre, a souligné que « la désinformation peut fragiliser la confiance des populations, compliquer l’accès humanitaire et, dans certains cas, mettre en danger la sécurité des équipes et des patients. » Selon lui, la collaboration avec les médias est essentielle pour garantir une information fiable au service des communautés vulnérables.
Les échanges, jugés riches et interactifs, ont permis aux participants de partager des pratiques concrètes pour mieux identifier et contrer la désinformation. L’occasion a également été saisie pour revisiter les missions de MSF et rappeler les principes fondamentaux qui guident son action sur le terrain, notamment l’impartialité, la neutralité et l’indépendance.
Des pistes de collaboration ont émergé au terme de l’atelier. Les journalistes ont plaidé pour un appui accru de MSF afin de produire des contenus de qualité : renforcement de capacités sur des thématiques ciblées liées à la santé, intégration de journalistes dans les missions de terrain, ou encore accompagnement technique et logistique.
De son côté, MSF s’est dit disposé à poursuivre le dialogue afin de renforcer la compréhension mutuelle et la confiance.
ARD/ac/Sf/APA







