Les crues du fleuve Sénégal ont provoqué d’importants dégâts dans le département de Bakel, où l’État a déployé un dispositif d’urgence pour assister les populations touchées.
Les crues du Fleuve Sénégal ont fait 3 825 sinistrés dans le département de Bakel (est), où l’État a déployé un important dispositif d’urgence comprenant vivres, abris et moyens logistiques, selon un communiqué parvenu à APA lundi.
« Les importantes précipitations enregistrées dans le haut bassin du Fleuve Sénégal, notamment au niveau des stations de Bafing Makana et de Gourbassi, conjuguées aux lâchers d’eau opérés au niveau du barrage de Manantali, ont eu pour conséquence la hausse du plan d’eau et le débordement du Fleuve Sénégal à plusieurs endroits », indique le communiqué.
Dans le département de Bakel, les inondations ont touché des maisons, des exploitations agricoles, des édifices publics, des lieux de culte ainsi que de nombreuses voies de communication devenues impraticables.
« La situation est plus marquée dans l’arrondissement de Moudéry, en particulier dans les localités de Ballou, Aroundou, Yaféra, Golmy, Kounghany et Diawara », précise le document.
Selon les premiers recensements effectués par les services déconcentrés de l’État, « près de deux-cent-vingt (220) familles affectées, soit trois-mille-huit-cent vingt-cinq (3 825) personnes sinistrées » ont été dénombrées. « Cent-soixante-dix-huit (178) familles se sont déplacées, dont vingt-sept (27) logées dans des établissements scolaires », ajoute la même source.
Dès les premières heures, les services de l’État (armée, gendarmerie, sapeurs-pompiers) ont été déployés « sous la coordination du Gouverneur de la région de Tambacounda, du Préfet de Bakel et du Sous-préfet de Moudéry, en collaboration avec les collectivités territoriales » pour apporter les soutiens d’urgence aux populations.
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement « a pris d’importantes mesures pour assurer le suivi et la coordination des interventions de l’État ».
Dans le premier lot de mesures d’urgence figurent « l’ouverture d’un entrepôt à ciel ouvert à proximité de la berge pour faciliter la réception et l’acheminement des dons aux sinistrés »,« le relogement des familles sinistrées qui le souhaitent dans les établissements scolaires non encore inondés », et « la mise à disposition de 1 000 sacs de sable aux chefs de village pour l’érection de digues de protection ».
Des gilets de sauvetage ont également été mis en circulation « pour sécuriser le transport fluvial », ainsi que des pirogues. Huit tentes ont été installées : « cinq à Diawara et trois à Aroundou ».
Un second lot de secours, en cours d’acheminement vers Bakel, comprend 1 000 matelas, 12 tentes supplémentaires, 200 moustiquaires, 20 motopompes, 1 000 litres de carburant, 10 tonnes de riz, 2 tonnes de sucre, 2 000 litres d’huile, 500 kg de lait, 500 boîtes de savon et 500 bouteilles d’eau de 5 litres.
« D’autres mesures importantes seront prises pour accompagner les populations sinistrées », assure le communiqué, précisant que « plusieurs autres localités de la vallée du Fleuve Sénégal touchées par ces inondations seront également concernées par ces actions du Gouvernement ». « Il s’agit notamment de Matam, Kanel et Podor, entre autres, qui font aussi l’objet de la plus grande attention de l’État », indique la même source.
Lors de sa visite dans les localités du département de Bakel en août dernier, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement avait annoncé le démarrage de projets structurants pour lutter contre les inondations, notamment « la construction de la digue de Yaféra, première d’une série d’ouvrages qui seront réalisés progressivement au fil des années, ainsi que la réhabilitation des mares et marigots de Bakel ».
AC/Sf/APA





