Le partenariat de cinq ans entre Washington et Niamey, pour $179,3 millions, vise à renforcer la lutte contre le paludisme, la santé maternelle et infantile ainsi que la surveillance épidémiologique au Niger.
Les États-Unis et le Niger ont signé un protocole d’accord bilatéral de coopération sanitaire d’un montant de 179,3 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre de la stratégie américaine « America First » en matière de santé mondiale.
Selon un communiqué du Département d’État américain transmis à APA, Washington prévoit d’allouer jusqu’à 107,4 millions de dollars pour appuyer les efforts du Niger dans la lutte contre le paludisme, le renforcement de la santé maternelle et infantile ainsi que l’amélioration de la surveillance des maladies et de la riposte aux épidémies.
De son côté, le gouvernement nigérien s’est engagé à mobiliser 71,9 millions de dollars supplémentaires en ressources nationales sur la durée de l’accord, marquant une volonté d’appropriation progressive des programmes de santé.
Le protocole inclut également 5 millions de dollars consacrés à la sécurité sanitaire mondiale et à la mise en place d’un écosystème numérique intégré de santé. Celui-ci comprendra six systèmes d’information couvrant notamment les dossiers médicaux électroniques, la gestion des laboratoires, la pharmacie, la surveillance épidémiologique, la gestion des stocks de produits de santé et un entrepôt national de données.
Washington souligne que cet accord vise à renforcer les capacités nigériennes de détection précoce et de réponse rapide aux flambées épidémiques, afin de contenir les menaces sanitaires à la source.
En parallèle, les États-Unis ont également signé un protocole d’accord avec la République dominicaine, portant sur un montant global de 60,8 millions de dollars, destiné à soutenir la lutte contre le VIH/sida et à mettre en place un système de surveillance sanitaire « 7-1-7 ».
Au total, ces deux accords représentent plus de 240 millions de dollars combinant assistance américaine et co-investissements des pays partenaires, selon le Département d’État.
AC/Sf/APA







