Le gouvernement qatari a annoncé dimanche 12 juillet le décès de l’ancien émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, qui a régné sur le pays de 1995 à 2013.
« C’est avec des coeurs résolus dans la foi en la volonté et au destin de Dieu que le Diwan de l’émir pleure la disparition de Son Altesse l’émir père, le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani – que Dieu lui accorde Sa miséricorde -, une grande perte pour la nation », a annoncé le bureau de l’émir.
Hamad bin Khalifa Al Thani a régné sur le Qatar de 1995 à 2013, période pendant laquelle il a redéfini l’économie du pays, notamment en développant les exportations de gaz naturel liquéfié, son rayonnement international – avec la création de la chaîne d’information arabe en continu Al Jazeera – et ses ambitions politiques.
Le cheikh Hamad avait créé la surprise en abdiquant volontairement en 2013 en faveur de son quatrième fils, le cheikh Tamim, disant à l’époque qu’il souhaitait voir une nouvelle génération, « avec ses idées novatrices et son dynamisme », prendre la relève.
Parmi les autres faits d’armes d’Hamad bin Khalifa Al-Thani figure le rachat du Paris-Saint-Germain par le Qatar en 2011, acquisition qui a transformé le destin du principal club de football de la capitale française, qui a depuis enchaîné les titres de champion de France et qui a remporté les deux dernières Ligues des champions.
Presqu’île du sud du Golfe, le Qatar est l’un des plus petits Etats arabes (11.437 km2), avec une population de 2,5 millions d’habitants, dont la plupart sont des étrangers.
Pays conservateur gouverné par la famille Al-Thani depuis le milieu du XIXe siècle, il avait refusé d’être intégré à la fédération des Emirats arabes unis en 1971 lors de son indépendance après 55 ans de protectorat britannique.
Avec ses 2,5 millions d’habitants – dont seulement 340 000 sont des citoyens qataris – le Qatar, allié des Etats-Unis, est devenu le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié et un acteur de premier plan dans la diplomatie au Moyen-Orient.
AK/Sf/APA







