L’Afrique du Sud a condamné l’escalade de la violence au Soudan, appelant à un cessez-le-feu immédiat, à un accès humanitaire sans restriction et à un processus de paix mené par le Soudan pour mettre fin à cette guerre civile dévastatrice.
Dans un communiqué publié dimanche par l’Afrique du Sud, le Département des relations internationales et de la coopération (DIRCO) a exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration de la situation, en particulier la récente attaque contre El Fasher, la capitale du Darfour-Nord, assiégée depuis plus de 500 jours.
Selon des sources médicales, des tirs d’artillerie lourde ont touché des zones densément peuplées, notamment le marché central et Awlad al-Reef, tuant au moins 24 civils et en blessant 55 autres.
« L’Afrique du Sud réitère son appel à la fin immédiate du conflit et à la reprise de négociations sincères et sincères pour y mettre fin », a déclaré le DIRCO.
Ajoutant : « Ce conflit prolongé constitue une grave menace pour la stabilité et la prospérité économique du Soudan et de la région dans son ensemble, car ses répercussions, notamment la crise humanitaire et la crise des réfugiés, se sont aggravées ».
Le conflit, qui a éclaté en avril 2023 entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide paramilitaires, a fait plus de 40 000 morts et déplacé près de 13 millions de personnes.
El Fasher reste la dernière grande ville du Darfour sous contrôle gouvernemental et est devenue un foyer d’atrocités, notamment d’exécutions sommaires, de famine et de bombardements aveugles.
L’Afrique du Sud a souligné qu’il ne pouvait y avoir de solution militaire à la crise et a exhorté toutes les parties à respecter le droit international humanitaire.
Elle a appelé à un accès immédiat pour acheminer de la nourriture, de l’aide médicale et une protection aux civils pris au piège dans les zones de conflit, notamment à El Fasher, où plus de 260 000 personnes, dont 130 000 enfants, restent privées d’assistance.
« On ne saurait trop insister sur l’urgence de mettre fin à ce conflit où des violations aveugles des droits humains sont commises quotidiennement», ajoute-t-il.
Le président Cyril Ramaphosa a toujours plaidé en faveur du dialogue et a collaboré avec les parties prenantes soudanaises pour encourager la reprise des négociations.
L’Afrique du Sud a réaffirmé son soutien aux efforts de médiation menés par l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Ramtane Lamamra, l’Union africaine et l’Autorité intergouvernementale pour le développement.
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