L’Égypte organise du 1er au 3 septembre 2025 une réunion historique du G20 consacrée à la sécurité alimentaire mondiale, une première pour un pays non membre depuis la création du groupe en 1999.
En ce début septembre, la réunion du G20 se tient au Caire, en partenariat avec la présidence sud-africaine, en présence des représentants des vingt plus grandes économies mondiales, qui concentrent près de 80 % du PIB planétaire et 75 % du commerce international. Le choix de l’Égypte comme hôte reflète, selon ses responsables, la reconnaissance de son poids régional et de sa participation croissante aux grands débats multilatéraux.
Au cœur de l’ordre du jour figure la sécurité alimentaire, un thème jugé urgent face à la fragilisation des chaînes d’approvisionnement et aux tensions géopolitiques. Les délégués doivent travailler à la rédaction d’une déclaration ministérielle qui sera finalisée lors de la réunion prévue le 19 septembre en Afrique du Sud, puis adoptée officiellement au sommet du G20 à Johannesburg les 22 et 23 septembre.
« Cet événement est le couronnement de la participation distinguée de l’Égypte », a déclaré l’ambassadeur Ragui El-Etreby, ministre adjoint des Affaires étrangères et représentant personnel du président auprès du G20 et des BRICS. Il a insisté sur le fait que cette opportunité permet à son pays de « défendre les priorités des pays en développement, en particulier africains ».
Cette réunion intervient dans le sillage de discussions entre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et son homologue sud-africain, Ronald Lamola, lors de la rencontre des sherpas du G20 tenue fin juin à Prétoria. Pour Le Caire, cette première constitue un signal fort : la reconnaissance de son rôle comme passerelle entre l’Afrique et les grandes puissances économiques.
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