Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a prononcé mardi un discours axé sur l’urgence d’une réponse intégrée aux menaces sanitaires mondiales, lors du Sommet One Health à Lyon, qu’il a coprésidé avec Emmanuel Macron.
Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a centré son intervention mardi au Sommet mondial One Health sur la nécessité d’une action urgente et coordonnée face à la convergence des crises sanitaires, environnementales et climatiques.
Dans son discours liminaire, prononcé aux côtés du président français Emmanuel Macron, il a décrit un monde en mutation profonde où les certitudes passées sont remises en cause, affirmant que « les anciennes réponses sont devenues les nouvelles questions ».
Il a insisté sur la multiplication des menaces sanitaires transfrontalières, touchant simultanément les humains, les animaux et les plantes, dans un contexte de changement climatique et de dégradation des écosystèmes. Selon lui, ces risques convergent et s’intensifient « en fréquence, en complexité et en gravité » comme jamais auparavant.
Prenant l’exemple du Ghana, M. Mahama a évoqué les impacts des maladies et parasites sur les cultures de cacao ainsi que les conséquences de l’exploitation minière illégale sur les forêts et les ressources en eau, mettant en évidence les liens étroits entre santé publique, environnement et développement.
Il a également souligné que l’approche One Health correspond à une réalité ancienne en Afrique, où les sociétés ont historiquement intégré la santé humaine, animale et environnementale dans une même vision, s’appuyant notamment sur les savoirs traditionnels.
Revenant sur les crises récentes, dont la pandémie de Covid-19 et les épidémies de mpox, de fièvre de Lassa et de Marburg, il a insisté sur l’importance de la prévention, estimant qu’elle est « plus efficace et moins coûteuse que la guérison ».
Le président ghanéen a par ailleurs alerté sur la progression des maladies non transmissibles, qui représentent 42 % des décès dans son pays, tout en soulignant l’évolution des menaces infectieuses.
Face à ces défis, il a plaidé pour un accès équitable aux financements, aux technologies et aux innovations, ainsi que pour un renforcement de la recherche et du partage des connaissances à l’échelle internationale.
M. Mahama a enfin lancé trois appels majeurs : passer des déclarations à l’action concrète, intégrer pleinement l’approche One Health dans les politiques de développement et de sécurité mondiale, et renforcer les systèmes de surveillance et d’alerte précoce pour prévenir les pandémies.
« Les décisions que nous prenons aujourd’hui façonneront l’avenir de la sécurité sanitaire mondiale », a-t-il conclu, appelant à des résultats tangibles pour les populations et la planète.
AC/Sf/APA







