L’armée nigériane annonce la reddition de plusieurs dirigeants présumés de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), affirmant que l’intensification des opérations dans le nord-est continue d’affaiblir les groupes jihadistes.
Plusieurs dirigeants présumés de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) se sont rendus aux forces armées nigérianes dans le nord-est du pays, où les opérations de contre-insurrection ont été intensifiées, a annoncé la Force opérationnelle interarmées Operation Hadin Kai.
Dans un communiqué publié lundi, le quartier général de l’opération indique que ces responsables ont quitté leurs bastions sous l’effet de la pression militaire exercée par les troupes engagées contre les groupes jihadistes actifs dans la région. Leur identité n’a toutefois pas été rendue publique.
Selon l’armée, les personnes ayant fait défection ont été transférées dans un lieu sécurisé où elles font l’objet d’opérations de filtrage, de débriefing et d’autres procédures prévues par les protocoles militaires.
Le commandement affirme que cette nouvelle vague de redditions est la preuve de l’impact des opérations terrestres et des actions fondées sur le renseignement, qui auraient permis de démanteler plusieurs bases insurgées, de perturber leurs chaînes de commandement et de réduire leurs capacités opérationnelles.
Au cours de la dernière semaine, 76 combattants présumés, accompagnés pour certains de membres de leurs familles, se seraient également rendus aux forces gouvernementales, selon la même source.
Le commandement de l’Operation Hadin Kai assure qu’il poursuivra ses offensives contre les combattants de Boko Haram et de l’ISWAP jusqu’à leur « neutralisation complète ou leur reddition », dans le cadre de la stratégie nigériane de lutte contre le terrorisme dans le nord-est du pays.
Le communiqué est signé par le capitaine Mohammed Goni, officier chargé par intérim de l’information militaire au quartier général de la Force opérationnelle interarmées basée à Maiduguri.
AC/Sf/APA







