Après l’accident meurtrier survenu dans la région de Maradi, le gouvernement nigérien impose des audits, des contrôles renforcés et des engagements de conformité aux sociétés de transport de voyageurs.
Le ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, le colonel-major Abdourahamane Amadou, a réuni mardi à Niamey l’ensemble des sociétés de transport de voyageurs opérant sur le territoire national afin de renforcer les mesures de sécurité routière à la suite du grave accident survenu le 7 août dans la région de Maradi.
Selon un communiqué du ministère, cette rencontre fait suite à l’audience accordée la veille aux responsables des compagnies impliquées dans cet accident, qui a fait 22 morts et 37 blessés. Le ministre a indiqué avoir souhaité élargir les échanges à l’ensemble de la profession, estimant que la sécurité des voyageurs constitue une responsabilité commune à tous les transporteurs.
Au cours de la réunion, il a dénoncé la répétition des accidents impliquant des véhicules de transport de voyageurs et rappelé que les entreprises demeurent responsables du recrutement, de la formation et du contrôle de leurs conducteurs, ainsi que de l’entretien de leurs véhicules.
Le ministère a réaffirmé plusieurs obligations réglementaires, notamment le maintien des véhicules en bon état technique, le respect des contrôles techniques périodiques, l’emploi de conducteurs qualifiés, le respect des temps de conduite et de repos, la désignation d’un responsable sécurité dans chaque société et la souscription des assurances obligatoires couvrant les passagers.
Les transporteurs devront notamment réaliser un audit interne de leur flotte, transmettre la liste des véhicules en circulation, désigner un responsable sécurité dans un délai de quinze jours et signer un engagement écrit de conformité à la réglementation en vigueur.
Le ministre a également annoncé des contrôles renforcés et inopinés sur les grands axes routiers et dans les gares routières, menés conjointement par le ministère, l’Agence nigérienne de sécurité routière (ANISER), la Gendarmerie nationale et la Police nationale. Les sociétés reconnues responsables d’accidents graves pourront faire l’objet de sanctions allant de l’avertissement au retrait de leur agrément d’exploitation, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires.
Tout en réaffirmant la fermeté de l’État sur les questions de sécurité, le ministère a annoncé la mise en place d’un cadre permanent de dialogue avec les organisations professionnelles du secteur et la poursuite des campagnes nationales de sensibilisation à la sécurité routière.
Les représentants des sociétés de transport présents ont indiqué prendre acte des mesures annoncées et se sont engagés à les appliquer dans les délais fixés par les autorités.
AC/APA







