Huit pays participent aux 2ᵉ Journées médico-chirurgicales ouvertes jeudi à Niamey, autour des stratégies de prise en charge des blessés de guerre en situation d’insécurité, selon le ministère nigérien de la Défense nationale.
Organisées par la Direction centrale du Service de santé des Armées et de l’Action sociale, les 2es Journées médico-chirurgicales réunissent à Niamey des participants d’Algérie, du Bénin, du Burkina Faso, de Guinée, d’Italie, du Mali, de Russie et du Togo.
Placée sous le thème « Quelles stratégies face aux urgences sanitaires en situation d’insécurité ? La prise en charge des blessés de guerre », cette deuxième édition intervient après une première rencontre organisée en 2024.
À l’ouverture des travaux, le ministre de la Défense nationale, le général Salifou Mody, a présenté ces assises comme un acte d’autonomie de la Confédération des États du Sahel (AES), visant notamment à développer une doctrine propre de médecine de guerre et à renforcer la formation des praticiens.
« Nous nous inscrivons ainsi, de façon continue, dans la prise en main de notre destin commun », a déclaré le ministre, cité par le ministère de la Défense.
Selon lui, les autorités nigériennes ont fait de la montée en puissance du Service de santé des Armées une priorité, avec notamment le renforcement des plateaux techniques, la finalisation d’un Hôpital militaire de référence à vocation régionale, la formation de personnels médicaux et paramédicaux et la modernisation des équipements sanitaires.
Le ministère indique également que les structures sanitaires régionales doivent être transformées en hôpitaux de niveau 2 afin d’améliorer la capacité de prise en charge des blessés.
Le directeur central du Service de santé des Armées et de l’Action sociale a, pour sa part, souligné que les défis sécuritaires auxquels le Sahel est confronté ont renforcé le rôle stratégique des services de santé militaires.
Les assises sont couplées au 2ᵉ Congrès du Réseau sahélien de médecine militaire de l’Alliance des États du Sahel (RéSaMeM), qui entend favoriser les échanges scientifiques et les innovations entre les services de santé militaires des États membres.
Le réseau ambitionne également de promouvoir une médecine adaptée aux exigences opérationnelles des forces armées et aux réalités sanitaires du Sahel.
AC/Sf/APA






