Dans une tribune publiée par la Fédération des journalistes péruviens, Ricardo Sanchez Serra a qualifié de « geste historique » la réaffirmation par Donald Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara.
La tribune du vice-président de la Fédération des journalistes péruviens, Ricardo Sanchez Serra, replace la position américaine dans le temps long des relations maroco-américaines. L’auteur rappelle que le Maroc fut, en 1777, le premier État à reconnaître l’indépendance des États-Unis, jalon fondateur d’une relation bilatérale fondée sur la confiance et la convergence stratégique.
La réaffirmation par Donald Trump de la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara est, à ses yeux, l’aboutissement d’une lecture réaliste du dossier : stabilité régionale, lutte antiterroriste au Sahel, sécurité des routes maritimes et interconnexions énergétiques.
Sanchez Serra insiste sur la centralité de l’initiative d’autonomie marocaine, considérée comme la base « sérieuse et crédible » d’un règlement politique durable. La tribune souligne l’écho de cette position auprès d’un nombre croissant de pays d’Amérique latine qui voient, dans la solution d’autonomie, une option conciliant intégrité territoriale et gestion locale avancée. Elle évoque aussi l’alignement d’intérêts entre Washington et Rabat : coopération sécuritaire, investissements dans les énergies renouvelables, rôle du Royaume comme hub africain et plateforme atlantique.
Sur le plan diplomatique, la réaffirmation américaine crée un effet d’entrainement dans les enceintes multilatérales où se joue la bataille du narratif. Le texte péruvien met en garde contre les lectures « figées » du dossier, coupées des réalités du terrain, et plaide pour une diplomatie des résultats. En creux, l’auteur estime que l’option d’autonomie est la seule à même de verrouiller un compromis politique garant du développement régional- et de tarir les risques de déstabilisation au Maghreb et au Sahel.
MK/ac/Sf/APA







