Les dépenses de protection sociale au Maroc atteindront 39 milliards de dirhams (3,9 milliards de dollars) en 2025 et devraient dépasser 41 milliards de dirhams (4,1 milliards de dollars) en 2026.
En 2024, le gouvernement marocain a consacré environ 32 milliards de dirhams (3,2 milliards de dollars) aux dépenses de protection sociale. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a partagé ces projections mardi lors d’une séance plénière à la Chambre des conseillers consacrée aux questions de politique générale.
Akhannouch a déclaré que le gouvernement avait tenu son engagement d’élargir l’accès à la protection sociale. L’assurance maladie obligatoire de base couvre désormais une population plus large, et le nouveau programme d’aide sociale directe soutient les groupes vulnérables.
En outre, les systèmes de retraite ont été étendus pour inclure davantage de catégories de travailleurs.
Les autorités prévoient également de généraliser les allocations chômage avant la fin de l’année afin de renforcer la stabilité de l’emploi et d’assurer la sécurité sociale et économique des travailleurs.
Le chef du gouvernement a décrit cet effort comme un choix délibéré et stratégique effectué dès le début du mandat actuel. Il a déclaré que l’orientation du gouvernement répond non seulement aux défis nationaux et mondiaux, mais aussi à l’ambition plus large du pays de remodeler son modèle social.
Akhannouch a qualifié le projet de partie intégrante d’une transformation en cours qui donne à tous les Marocains le droit à une vie décente et prépare le pays à répondre aux demandes futures avec confiance et résilience.
Dans le domaine de la santé, Akhannouch a déclaré que le gouvernement a lancé une réforme globale pour améliorer le système national.
Le financement public du secteur de la santé au Maroc devrait atteindre 32,6 milliards de dirhams (3,3 milliards de dollars) en 2025, contre 19,7 milliards de dirhams (2 milliards de dollars) en 2021.
En matière d’éducation, le gouvernement a avancé la feuille de route des réformes 2022-2026. Ce plan s’appuie sur la loi-cadre pour l’éducation, la formation et la recherche.
Akhannouch a confirmé que plus de 85 milliards de dirhams (8,6 milliards de dollars) ont été alloués pour 2025, avec 9,5 milliards de dirhams supplémentaires (960 millions de dollars) à mobiliser chaque année jusqu’en 2027.
Le chef du gouvernement a également souligné l’activation de la Charte nationale pour l’institutionnalisation du dialogue social. Cet effort a permis d’importantes augmentations de salaire pour 4,25 millions de personnes, dont 1,25 million de fonctionnaires et 3 millions de salariés du secteur privé. Le coût total de ces augmentations dépassera 45 milliards de dirhams (4,5 milliards de dollars) d’ici 2026.
En vertu du nouvel accord, les travailleurs bénéficieront d’une augmentation salariale générale de 1 000 dirhams (100 dollars) par mois, en deux étapes. Le gouvernement a également relevé le salaire minimum légal, avec une augmentation de 15 % pour les secteurs non agricoles et une augmentation distincte pour les travailleurs agricoles.
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