Les autorités maliennes ont annoncé, mardi 19 mai 2026, l’activation anticipée de leur dispositif de gestion des inondations, en réponse aux risques élevés liés à la saison des pluies. Le plan comprend des mesures de prévention et la mobilisation de moyens institutionnels pour réduire l’impact des crues.
Le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, a présidé la deuxième réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, instance chargée de coordonner la réponse aux risques naturels.
Les autorités ont décidé d’activer le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), en mode crise, du 1ᵉʳ juin au 30 novembre 2026, période correspondant à l’hivernage. Des travaux de curage des caniveaux et collecteurs dans le district de Bamako et les régions sont déjà en cours, ainsi que la libération des servitudes et lits des marigots pour faciliter l’écoulement des eaux pluviales.
La décision fait suite aux inondations de 2024, lorsque des pluies diluviennes ont provoqué des dégâts considérables. Selon les bilans officiels, au moins 122 cas d’inondations ont été recensés entre juin et août dans 17 régions et le district de Bamako, entraînant environ 47 374 personnes sinistrées, plusieurs dizaines de décès et d’importantes pertes matérielles.
Le gouvernement avait alors déclaré l’état de catastrophe nationale et mobilisé des ressources pour les secours et la reconstruction.
Le plan d’actions de prévention 2026 comprend une vingtaine de mesures visant à accroître la vigilance et la capacité d’intervention. Un budget de plus de 4,7 milliards de FCFA a été alloué pour consolider les mesures anticipatives, renforcer la coordination institutionnelle, sensibiliser les populations et structurer la gestion des urgences. Le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a lancé des travaux de curage des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, couvrant des centaines de kilomètres de collecteurs et caniveaux, avec des financements nationaux et un appui technique.
Ces actions visent à réduire les risques d’inondation dans les zones urbaines et périurbaines, à protéger les populations et les infrastructures, et à renforcer la résilience face aux crues saisonnières.
Les autorités ont souligné l’importance de maintenir une vigilance renforcée tout au long de la saison des pluies, afin de limiter l’impact des catastrophes naturelles sur les moyens de subsistance et les infrastructures essentielles.
MD/ac/Sf/APA







