Le chef du mouvement de la jeunesse de Misrata en Libye demande l’application de la loi n°19 de 2010, sur l’immigration. Adoptée par le Congrès général du peuple en 2010, cette loi encadre la présence des étrangers en situation irrégulière dans le pays.
Le chef du Mouvement de la jeunesse de Misrata, Ahmed Al-Ghouj, a tiré la sonnette d’alarme face à l’afflux croissant de migrants irréguliers dans la ville, estimant que cette présence modifie la composition démographique, accentue la concurrence sur le marché du travail et représente un risque pour la sécurité nationale.
Dans une déclaration à la chaîne Libya Al-Ahrar, basée en Turquie, Al-Ghouj a affirmé que « les habitants de la ville les voient chaque jour dans les rues, dans des conditions de surpopulation, et le vendredi à Misrata, on a l’impression d’être dans une ville africaine et non libyenne ».
Selon lui, les opérations ponctuelles menées par les forces de sécurité contre des logements surpeuplés restent insuffisantes et ne constituent pas une réponse sérieuse au phénomène.
Le responsable a rappelé que le mouvement exige l’application de la loi n°19 de 2010, relative à l’enregistrement et à la régulation des migrants irréguliers, prévoyant notamment la délivrance de cartes de résidence et le paiement de taxes d’immatriculation. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre en justice les personnes impliquées dans l’hébergement et le trafic de migrants.
Al-Ghouj a souligné que la présence massive de travailleurs étrangers a déjà des conséquences visibles : « dans les hôpitaux, le personnel infirmier est en grande partie composé de Soudanais », a-t-il affirmé, dénonçant aussi l’occupation illégale d’espaces publics par les migrants.
Sur le plan sanitaire, il a mis en garde contre les risques de propagation d’épidémies. Selon lui, certains migrants obtiennent de faux certificats médicaux, ce qui fait courir un danger à la population locale. Il a évoqué en particulier l’épidémie de choléra signalée au Soudan.
Enfin, le dirigeant a indiqué que le mouvement s’adressera prochainement au Conseil municipal de Misrata afin d’examiner ses plans pour appliquer la loi ou proposer des alternatives. « Nous sommes prêts à coopérer dans l’intérêt du pays », a conclu Al-Ghouj.
MK/ac/APA







