En pleine crise de trésorerie, la National Oil Corporation (NOC) peine à honorer ses engagements financiers. Le président de la compagnie étatique tente d’arracher un déblocage d’urgence auprès de la Banque centrale, au risque de perturber la chaîne des paiements du secteur pétrolier.
La compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC) traverse une période critique. Faute de budget alloué, elle est désormais dans l’incapacité de payer ses partenaires techniques et prestataires. Son président multiplie les pressions sur le gouverneur de la Banque centrale de Libye, Seddik El-Kebir, pour obtenir le déblocage immédiat de fonds, alors que les tensions budgétaires paralysent l’ensemble du secteur public.
Selon plusieurs sources industrielles, la NOC fait face à une accumulation de dettes envers ses fournisseurs locaux et internationaux. Cette situation fragilise le fonctionnement même de l’industrie pétrolière, seule véritable source de devises du pays. Sans financement, de nombreux projets de maintenance, de forage ou d’exportation risquent d’être suspendus.
Le président de la NOC, Farhat Ben Qadara, a sollicité en urgence l’intervention de Naji Issa, vice-gouverneur de la Banque centrale chargé du Trésor, pour obtenir une ligne budgétaire exceptionnelle. Mais la réponse de l’institution monétaire se fait attendre, sur fond de conflits récurrents entre les institutions économiques de l’Est et de l’Ouest libyen.
Cette impasse intervient alors que les cours du brut connaissent une accalmie sur les marchés internationaux, réduisant les recettes d’exportation de la Libye. La situation pourrait rapidement se détériorer si les blocages perdurent, avec à la clé une chute de la production et un recul des livraisons vers l’Europe.
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