Le Parlement libyen et le Conseil d’État entameront cette semaine une série de réunions consacrées à la question sensible des postes souverains et à l’unification des organismes de lutte contre la corruption, actuellement divisés entre l’Est et l’Ouest du pays.
Selon Amina Al-Mahjoub, membre du Conseil d’État, le bureau de la présidence tiendra mercredi une première rencontre avec la commission des positions souveraines, avant une réunion conjointe jeudi entre les commissions des deux institutions à Benghazi. Ces échanges devraient porter sur la hiérarchisation des priorités : l’organisation des élections ou la désignation des titulaires de postes régaliens, un dossier que l’envoyé de l’ONU en Libye a déjà contesté dans sa forme actuelle.
La responsable a insisté sur la nécessité de réformer la composition du conseil de la Haute Commission électorale afin de garantir un meilleur équilibre. Elle a rappelé que deux organes distincts de lutte contre la corruption opèrent aujourd’hui à Tripoli et Benghazi, une division qui affaiblit leur action et entretient la prolifération de pratiques opaques et de dysfonctionnements administratifs.
« L’unification de ces organes est indispensable pour assurer la surveillance des fonds publics et renforcer la transparence », a déclaré Al-Mahjoub dans une intervention sur la chaîne Al-Masar. Elle a ajouté que cette réorganisation devrait s’accompagner d’une révision de leur appellation juridique, tout en maintenant les actuelles nominations conformément à la loi.
Ce débat illustre les tensions institutionnelles qui persistent en Libye, où la dualité des pouvoirs entre l’Est et l’Ouest continue de fragiliser les mécanismes de gouvernance. L’enjeu des postes souverains et du contrôle anticorruption apparaît ainsi comme un test crucial pour la crédibilité des institutions et la préparation à de futures échéances électorales.
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