La décision prise par le président Boakai de prolonger l’enregistrement obligatoire par les civils de leurs armes à feu est motivée par la recrudescence des armes illicites et des violences associées, selon la présidence libérienne.
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a signé une ordonnance prorogeant l’obligation d’enregistrement des armes à feu détenues par des civils sur l’ensemble du territoire national.
Dans une publication rendue publique lundi par la présidence, les autorités libériennes indiquent que cette mesure vise à répondre aux « menaces croissantes » liées à la prolifération d’armes et de munitions illicites, considérées comme un facteur majeur d’insécurité.
Selon l’Exécutif, la circulation incontrôlée d’armes légères contribue à la recrudescence des vols à main armée et d’autres formes de violence, compromettant la stabilité et la paix au Libéria.
Le communiqué parvenu à APA souligne également que, malgré les initiatives antérieures, la détention illégale d’armes demeure un défi sécuritaire, alimentant les conflits, freinant le développement et favorisant notamment les violences contre les femmes et les enfants.
Le texte réaffirme par ailleurs l’engagement du pays à respecter les instruments internationaux et régionaux, dont la convention de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur les armes légères et le Traité sur le commerce des armes des Nations Unies.
La décision des autorités libériennes intervient dans un contexte ouest-africain marqué par une circulation importante d’armes légères et de petit calibre. Selon un rapport du Small Arms Survey publié en 2025, les États de la région continuent de faire face à des flux illicites alimentés par des réseaux criminels transnationaux et des groupes armés, nécessitant un renforcement des plans d’action nationaux et de la coopération régionale.
Tout en renforçant les restrictions, l’ordonnance maintient des dérogations encadrées prévues par la loi de 2015 sur le contrôle des armes à feu, notamment pour certains usages spécifiques soumis à autorisation.
La mise en œuvre de cette mesure a été confiée au ministère de la Justice, en collaboration avec les institutions concernées, avec l’appui des autorités locales.
Le président Boakai a appelé les détenteurs d’armes à se conformer aux exigences d’enregistrement, soulignant que cette décision vise à préserver la sécurité nationale.
AC/APA







