Le directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Gilbert F. Houngbo, a salué mercredi à Genève l’adoption de la loi encadrant le droit de grève au Maroc, récemment validée par la Cour constitutionnelle.
Après des années de débat, le droit de grève au Maroc bénéficie désormais d’un cadre juridique clair. Cette législation, dont l’entrée en vigueur est prévue six mois après sa publication au Bulletin Officiel, marque un tournant dans l’histoire des relations professionnelles au Maroc.
Il a qualifié cette avancée de « très bonne nouvelle » qui conforte, selon lui, la place du social dans la stratégie de développement du Royaume.
À l’issue d’un entretien avec le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, en visite de deux jours en Suisse, M. Houngbo a insisté sur l’importance du dialogue social qui a accompagné l’élaboration de ce texte.
Il a souligné que cette approche favorise la durabilité des réformes engagées, tout en saluant la disposition du Maroc à organiser, début 2026, un sommet international sur la lutte contre le travail des enfants.
Dans ce sens, le DG de l’OIT a également évoqué la possibilité d’un accompagnement technique du BIT pour la mise en œuvre de cette loi organique, adoptée après 63 ans d’attente.
Cette reconnaissance par l’OIT renforce la visibilité du Maroc en tant qu’acteur engagé sur les questions sociales et du travail.
SL/te/APA







