Une délégation de haut niveau du Fonds Monétaire International (FMI) a été reçue ce mercredi à Ouagadougou. Entre audience présidentielle et séances de travail technique, l’institution de Bretton Woods a multiplié les éloges sur la gestion macroéconomique du pays, malgré un contexte sécuritaire éprouvant.
Le Burkina Faso consolide sa stature sur la scène financière internationale. Mercredi, le Chef de l’État burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, a accordé une audience majeure à une délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par son Directeur général Adjoint (DGA), Kenji Okamura. Cette rencontre, doublée d’une séance de travail avec le ministre de l’Économie et des Finances, le Dr Aboubakar Nacanabo, a permis de dresser un bilan extrêmement positif de la trajectoire économique nationale.
Le constat du FMI est sans équivoque : l’économie burkinabè fait preuve d’une résilience hors norme. « Les finances publiques se stabilisent, les réformes clés sont en cours, et le cadre macro-économique se consolide », a déclaré Kenji Okamura au sortir de son échange avec le Président du Faso. Le DGA s’est dit impressionné par la « vision claire » du Capitaine Traoré, dont les politiques actuelles permettent de maintenir le cap de la croissance malgré les pressions régionales et internationales.
Cette solidité a inspiré une métaphore marquante à Jaroslaw Wieczorek, chef de mission du FMI pour le Burkina Faso, également présent. « Le Burkina Faso est comme son drapeau, une étoile brillante », a-t-il affirmé, soulignant que le pays parvient à mener de front des réformes structurelles profondes et une gestion rigoureuse de ses ressources intérieures.
Des réformes structurelles qui portent leurs fruits
Au cœur des discussions, le programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) a été passé au crible. Les représentants du Fonds ont salué les avancées en matière de gouvernance financière et de digitalisation de l’administration. Ces efforts ont permis une meilleure mobilisation des recettes de l’État, essentielle pour financer l’effort de guerre tout en préservant les équilibres sociaux.
Le Dr Aboubakar Nacanabo a, pour sa part, réitéré l’engagement des autorités à poursuivre ces transformations. « La visite du DGA est un signal fort de confiance », a-t-on souligné du côté du ministère, précisant que la stabilité économique demeure le levier stratégique de la transformation nationale.
Loin de se contenter d’un simple constat, la rencontre s’est projetée vers l’avenir. Le FMI a réaffirmé sa volonté de jouer un rôle de « catalyseur » auprès de la communauté internationale. L’institution s’est engagée à aider le pays à mobiliser d’autres partenaires techniques et financiers pour amplifier l’appui au Plan de développement souverain du Burkina Faso.
« Le partenariat entre le Burkina Faso et le FMI est fort et plus solide que jamais », a conclu Kenji Okamura. Ce satisfecit international vient valider une stratégie de souveraineté économique qui, bien qu’audacieuse, semble aujourd’hui porter ses fruits sur les indicateurs de stabilité de la sous-région.
HO/ac/Sf/APA







