Signé par le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, le communiqué, adressé « à tout président d’Institution, tout ministre », souligne l’engagement du chef de l’État à « restaurer la souveraineté nationale et à préserver la dignité et l’intégrité du peuple burkinabè » à travers la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Le Premier ministre y exprime une critique acerbe de la coopération passée, relevant que le Burkina Faso a « souvent senti obligé d’accepter et de subir le “diktat” des partenaires » sous le prétexte de l’aide au développement.
« Accepter des dons, des financements sans réel impact sur le développement, parfois dégradants et humiliants, donnant l’illusion d’agir, compromet le réel développement et ternit l’image de notre pays », précise le texte.
En conséquence, le gouvernement annonce un « recadrage et un recentrage » des partenariats pour se focaliser exclusivement sur « les initiatives, les projets et les programmes structurants, conformes aux priorités nationales et qui renforcent la vision du Camarade Président ».
Directive claire de rejet
Le Premier ministre donne une directive formelle aux responsables : « toute forme de don et de financement » doit désormais être « examinée et évaluée avec rigueur avant acceptation ».
Il invite explicitement les institutions à « décliner tout soutien qui serait de nature dégradante, contraire aux valeurs d’honneur et de dignité du peuple burkinabè, ou qui ne s’inscrirait pas dans la vision de la RPP ».
Le communiqué conclut en proposant aux destinataires, en cas de doute sur la conduite à tenir, de se référer aux services de la Primature.
Cette démarche marque une nouvelle étape dans l’affirmation de l’indépendanc e du Burkina Faso dans la définition de ses politiques de développement.







