La Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) soutient le Nigéria après les accusations des États-Unis de persécution religieuse. L’organisation rejette ces allégations et rappelle que les violences terroristes touchent toutes les communautés sans distinction.
La Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a réaffirmé mardi son soutien au Nigéria, membre de l’organisation, face aux accusations de persécution religieuse formulées par les États-Unis, tout en alertant la communauté internationale sur la montée de la violence terroriste en Afrique de l’Ouest.
Les autorités américaines, notamment le président Donald Trump et le sénateur Ted Cruz, ont accusé le Nigéria de permettre le « meurtre de masse de chrétiens » et d’être responsable d’un « génocide chrétien ». Ces accusations ont conduit Washington à envisager de reclasser le Nigéria comme « Country of Particular Concern » (CPC) pour violations graves de la liberté religieuse et à menacer le pays d’une possible action militaire.
Face à ces accusations, la Cédéao souligne que les attaques terroristes touchent des civils de toutes les confessions religieuses, y compris les musulmans, les chrétiens et les adeptes d’autres religions.
Au Nigéria ainsi que dans plusieurs pays où il est présent, notamment en République démocratique du Congo et au Mozambique, le groupe jihadiste État islamique, à travers ses branches locales, cible la communauté chrétienne.
Comme le confirment des rapports indépendants établis au fil des ans, la violence liée au terrorisme n’est pas discriminatoire en raison du sexe, de la religion ou de l’origine ethnique.
L’organisation appelle les Nations Unies et tous ses partenaires à soutenir les États membres dans leur lutte contre ces groupes terroristes et à considérer comme fausses toutes les affirmations selon lesquelles un groupe religieux serait spécifiquement visé ou qu’un génocide serait en cours dans la région. La Cédéao qualifie ces accusations de « fausses et dangereuses », estimant qu’elles risquent d’accroître l’insécurité et de fragiliser la cohésion sociale en Afrique de l’Ouest.
La réaction du gouvernement nigérian s’inscrit dans la même ligne. Abuja rappelle que le Nigéria est une démocratie régie par des garanties constitutionnelles protégeant la liberté religieuse et que toutes les communautés religieuses bénéficient d’un traitement équitable. Les autorités nigérianes insistent sur le fait que les violences sont le fait de groupes terroristes et non d’une campagne ciblée contre un groupe religieux. Le gouvernement réaffirme son engagement à collaborer avec les partenaires internationaux pour protéger toutes les populations et renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Enfin, la Cédéao lance un appel au monde entier pour soutenir les pays de la région dans leur combat contre le terrorisme, qui menace toutes les communautés sans distinction.
AC/Sf/APA





