Le ministre de l’Administration du territoire a officiellement déclaré mardi l’adoption provisoire du projet constitutionnel soumis au référendum du 21 septembre.
La Guinée a officiellement proclamé mardi l’adoption provisoire de sa nouvelle Constitution après le référendum du 21 septembre, le ministre de l’Administration du territoire, Ibrahima Kalil Condé, ayant déclaré que le projet était « provisoirement adopté » avec 89,38% de suffrages favorables.
« Je déclare que le projet de nouvelle constitution soumis à l’approbation du peuple par voie référendaire (…) est provisoirement adopté », a annoncé le ministre lors de la proclamation des résultats provisoires mardi à Conakry.
Les chiffres officiels révèlent que 5 135 951 électeurs ont voté « Oui », soit 89,38% des suffrages valablement exprimés, contre 610 376 voix pour le « Non » (10,62%) sur un total de 5 746 327 suffrages valides.
Cette proclamation intervient après un scrutin marqué par une forte mobilisation avec un taux de participation de 86,42%, soit 5 951 807 votants sur 6 768 458 inscrits sur les listes électorales. Le processus s’est déroulé dans 412 circonscriptions électorales mobilisant 16 722 centres de vote et 22 681 bureaux opérationnels sur 23 662 prévus.
Au total, 205 480 bulletins ont été déclarés nuls, représentant 3,45% des votes exprimés.
Le référendum constitue une étape majeure de la transition politique en Guinée. Le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, avait reçu en juin le projet de nouvelle Constitution des mains du président du Conseil national de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma. Le texte prévoit notamment un mandat présidentiel de sept ans renouvelable une fois, la création d’un Sénat et la possibilité pour Doumbouya de se présenter à la prochaine présidentielle.
« Conformément à la procédure légale, ces résultats provisoires seront transmis à la Cour suprême, seule institution compétente pour en assurer l’examen, en connaître le contentieux éventuel, procéder à leur validation et proclamer les résultats définitifs », a précisé Ibrahima Kalil Condé.
Le ministre a réaffirmé « l’engagement du gouvernement à œuvrer pour un processus électoral transparent, crédible et conforme aux principes démocratiques de notre République ».
Cette adoption provisoire constitue une étape majeure du processus de transition politique en Guinée, dans l’attente de la validation définitive par la Cour suprême.
AC/APA







