Le Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur du Tchad, conteste des titres et grades délivrés à des chercheurs tchadiens par le Conseil africain franco-arabe pour les grades (CAFAG-Mali). D’où leurs suspensions.
Dans un communiqué diffusé le 11 septembre, le ministère tchadien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle a rappelé le cadre légal régissant exclusivement l’avancement en grade et l’inscription sur les listes d’aptitude des enseignants-chercheurs au Tchad.
Selon le communiqué, signé par le Dr Sitack Yombatina Béni, ministre de l’Enseignement supérieur, ces procédures sont exclusivement encadrées par le décret n° 900 de 2006 ainsi que par les mécanismes institutionnels reconnus par l’État, à travers les accords et conventions conclus avec des organismes interétatiques ou bilatéraux, notamment le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et le Conseil supérieur des universités égyptiennes (CSUE).
Le texte précise que les enseignants-chercheurs sont tenus de respecter les procédures d’évaluation et de reconnaissance des grades prévues par la Convention générale interafricaine relative à la validité de plein droit et à l’équivalence des diplômes d’enseignement supérieur, ainsi que par la Convention portant statuts du CAMES, toutes deux signées par les chefs d’État et les ministres des pays membres, dont le Tchad.
Le communiqué établit clairement que « toute évaluation ou promotion réalisée en dehors des structures formellement reconnues par le Tchad et la communauté universitaire et scientifique est nulle et de nul effet ».
Dans le souci de préserver la crédibilité, l’excellence et la qualité du système éducatif national, et de faire respecter les dispositions légales relatives à la nomination aux fonctions et à l’attribution des grades dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, le ministère précise que « les inscriptions, nominations et gradations effectuées en dehors de ce cadre sont nulles et de nul effet et ne sauraient faire l’objet d’une reconnaissance sur le territoire national ».
CA/te/APA





