Face à la flambée des cours mondiaux du pétrole, les autorités ghanéennes ont décidé de subventionner temporairement le diesel et l’essence afin de contenir les prix à la pompe, pour soulager les ménages ainsi que les acteurs économiques.
Le gouvernement ghanéen a annoncé mercredi une série de mesures temporaires visant à atténuer l’impact de la hausse des prix des produits pétroliers, dans un contexte de forte volatilité des marchés internationaux.
Dans un communiqué publié par la présidence, les autorités indiquent qu’à compter du 16 avril 2026, correspondant à la prochaine fenêtre de fixation des prix, l’État absorbera 2,00 cédis ghanéens (environ 0,13 dollar américain) par litre de diesel et 0,36 cédi (environ 0,02 dollar) par litre d’essence.
Selon le gouvernement, cette intervention vise à soulager les ménages, les opérateurs de transport ainsi que les entreprises, confrontés à une hausse continue des coûts liée à l’augmentation des prix du pétrole sur le marché international.
Cette flambée des cours est en grande partie alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, où un conflit oppose principalement l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël.
Déclenchée fin février par des frappes américano-israéliennes contre des installations iraniennes, la guerre a rapidement affecté les infrastructures énergétiques et provoqué le blocage du détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
Approuvée par le Conseil des ministres, la mesure fait suite à une progression significative des prix ex-pompe au Ghana, directement impactés par la tendance haussière des cours mondiaux.
Les autorités précisent que ce mécanisme d’ajustement restera en vigueur pour une durée d’un mois. Durant cette période, le gouvernement entend suivre de près l’évolution du marché pétrolier international afin d’évaluer la nécessité d’éventuels ajustements supplémentaires.
Le gouvernement réaffirme, par ailleurs, son engagement à préserver la stabilité des prix, à protéger les moyens de subsistance des populations, et à soutenir la reprise économique face aux chocs externes.
AC/Sf/APA







