La République démocratique du Congo (RDC) a lancé une campagne de cartographie géophysique aéroportée et géologique destinée à mieux connaître son sous-sol et à réduire les coûts et les risques liés à l’exploration de ses ressources minières.
La cartographie du sous-sol congolais a été officiellement lancée lundi à l’aéroport de Ndolo, à Kinshasa, par le ministre des Mines, Louis Watum, en présence des responsables du Service géologique national du Congo (SGNC) et de la société XCalibur, partenaire technique du projet.
Les travaux ciblent notamment le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu et le Grand Kasaï, dans la continuité des opérations déjà réalisées dans le Grand Katanga, selon le ministre des Mines.
La campagne de levés géophysiques doit fournir des données scientifiques permettant de mieux identifier les structures et anomalies du sous-sol et d’orienter les futures opérations d’exploration. Le gouvernement souligne toutefois qu’une anomalie géophysique ne constitue pas automatiquement un gisement et doit être confirmée par des travaux complémentaires sur le terrain.
Pour Louis Watum, l’enjeu dépasse la seule recherche minière. « Nous investissons aujourd’hui dans la connaissance pour réduire demain le coût, le risque et le temps nécessaires à l’exploration », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de ces données pour les géologues, les chercheurs et les futurs entrepreneurs miniers congolais.
Selon les projections techniques, le programme devrait porter la couverture géoscientifique du pays de 22,27 % à 46,1 %. Ce taux mesure l’étendue des connaissances scientifiques disponibles sur le sous-sol et ne correspond pas à la proportion du territoire susceptible de renfermer des gisements.
Le directeur général du Service géologique national du Congo, Raoul Wazenga, a, pour sa part, appelé à doter cette structure d’un mécanisme de financement durable et prévisible, estimant que la connaissance géologique doit constituer une priorité permanente de l’État.
À travers cette opération, les autorités congolaises veulent disposer d’une base scientifique plus étendue pour orienter l’exploration, améliorer l’évaluation des opportunités minières et favoriser une meilleure valorisation des ressources naturelles du pays.
TE/Sf/APA





