La police ghanéenne a mis la main sur un important lot de munitions de guerre dissimulé dans un bus de transport interurbain reliant Accra au nord du pays, dans un contexte de lutte renforcée contre le trafic d’armes.
La police régionale d’Ashanti Sud a annoncé, mercredi, l’arrestation de deux individus en possession illégale de 2 600 munitions de fusil d’assaut AK-47 (kalachnikov), ainsi que de plusieurs équipements militaires, lors d’un contrôle routier mené le 26 décembre 2025 au barrage de Kantanso-Asankare, dans la région d’Ashanti.
Les suspects, Kwame Afram, chauffeur de bus, et Godfred Essel, son assistant, circulaient à bord d’un bus Kia Granbird immatriculé GT 5771-18, en provenance d’Accra et à destination de Walewale. Une fouille approfondie du véhicule a permis aux forces de l’ordre de découvrir deux conteneurs soigneusement dissimulés renfermant les munitions, a précisé la police ghanéenne dans un communiqué parvenu à APA.
Une inspection complémentaire a également mis au jour un sac caché sous le siège du conducteur, contenant deux plaques pare-balles, un casque et une paire de bottes militaires. Les deux hommes ont été placés en garde à vue, tandis que le bus et l’ensemble des pièces à conviction ont été saisis dans le cadre de l’enquête en cours.
Cette interpellation s’inscrit dans une série d’opérations similaires menées ces derniers mois par les forces de sécurité ghanéennes. En mai dernier, un jeune homme de 25 ans, Yussif Mohammed, avait été arrêté près du même barrage d’Asankare avec 207 munitions de divers calibres, des chargeurs et un gilet pare-balles, après que son sac était tombé d’un autobus.
Plus tôt, en avril, dans la région de la Volta, la police avait saisi 33 000 cartouches dissimulées dans un bus Hyundai lors d’un contrôle de routine au poste de Tadzewu-Mitsrikasa. Le conducteur, Abasou Fousseni, 45 ans, et son assistant, Salisu Jalilu, 38 ans, avaient été arrêtés, ce dernier étant soupçonné d’avoir chargé les munitions à l’insu du chauffeur.
Le commandant régional de la police a réaffirmé la détermination des autorités à lutter contre le trafic d’armes et de munitions, tout en appelant la population à coopérer en signalant toute activité suspecte.
Cette nouvelle saisie intervient alors que le Ghana est régulièrement cité dans les circuits de contrebande d’armes et de munitions en Afrique de l’Ouest, dans un contexte marqué par la dégradation persistante de la situation sécuritaire au Sahel et dans plusieurs pays de la sous-région. Cette instabilité est notamment liée à l’expansion de groupes jihadistes et à l’activité de bandes armées transfrontalières, alimentant une demande accrue en armes de guerre.
AC/Sf/APA







