Le président français Emmanuel Macron a qualifié d’« attentat terroriste raciste » la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés vendredi à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, à l’ouest de Paris. Un suspect de 39 ans a été interpellé et placé en garde à vue, de même qu’un membre de son entourage familial direct, selon le Parquet national antiterroriste (PNAT), cité par l’Agence France-Presse (AFP).
En déplacement à Trappes vendredi, Emmanuel Macron a estimé que cette attaque constituait un « tournant » pour la République française, affirmant que les victimes avaient été visées en raison de leur couleur de peau ou de leur religion supposée, rapporte Le Monde. Le chef de l’État français a également évoqué une préméditation et des propos attribués au suspect pour justifier cette qualification.
Les tirs ont été perpétrés par un homme circulant en voiture, qui a ouvert le feu à plusieurs endroits des deux communes. Selon le PNAT, le suspect a été interpellé à Coignières par des policiers de la brigade anticriminalité. Un pistolet-mitrailleur de type Sten et des dispositifs lacrymogènes ont été retrouvés dans son véhicule, d’après les informations rapportées par l’AFP et reprises par Le HuffPost.
La perquisition du domicile du suspect, situé à Plaisir, a révélé un dispositif de piégeage composé de trois bouteilles de gaz et de fils électriques reliés à un minuteur, a indiqué le PNAT, cité par l’AFP. L’intervention a nécessité le déploiement des démineurs et du RAID. Le suspect n’avait pas encore été entendu par les enquêteurs au moment des dernières informations communiquées vendredi, la perquisition nécessitant sa présence.
Parmi les cinq blessés figure une fillette de 12 ans, touchée par plusieurs projectiles et hospitalisée à Paris. Le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a indiqué que deux agents d’entretien avaient également été blessés alors qu’ils nettoyaient une école, selon l’AFP. Le bilan communiqué par le PNAT fait état d’un mort et de cinq blessés.
Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête notamment pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante d’une possible motivation liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée. Des investigations sont également menées pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes, selon Le Monde.
AC/Sf/APA





