Le président Abdel Fattah Al-Sissi a demandé aux autorités compétentes d’examiner une requête du Conseil national des droits de l’homme en faveur d’une grâce présidentielle. Parmi les noms cités figure celui d’Alaa Abd El-Fattah, figure emblématique de la contestation en Égypte.
Le 9 septembre, des médias égyptiens ont rapporté que le chef de l’État avait chargé les « autorités concernées » d’étudier une pétition adressée la veille par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Ce dernier appelait à l’usage des prérogatives constitutionnelles du président pour accorder la grâce à un groupe de détenus.
Parmi eux se trouve Alaa Abd El-Fattah, blogueur et informaticien devenu symbole de la révolte de 2011. Condamné en décembre 2021 à cinq ans de prison pour « diffusion de fausses informations », il était détenu depuis 2019 pour les mêmes accusations. En juillet dernier, la justice l’avait retiré de la liste des personnes accusées de terrorisme, une décision perçue comme un signe d’assouplissement.
Dans son communiqué, le CNDH a expliqué avoir reçu et examiné de nombreuses demandes émanant des familles des détenus, plaidant pour une libération afin que ces derniers puissent « retrouver leurs proches et réintégrer normalement la société ». L’organisme public a souligné la « portée humanitaire » de cette démarche.
La perspective d’une grâce présidentielle, même encore incertaine, intervient alors que l’Égypte tente de soigner son image en matière de droits humains, à un moment où la situation économique et sociale du pays reste fragile. Elle serait perçue comme un geste d’ouverture à l’adresse de l’opinion publique nationale et internationale, dans un climat marqué par la surveillance accrue des libertés depuis plusieurs années.
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