Les Nations Unies se disent confiantes dans la capacité du Nigéria à contenir le cas d’Ebola récemment confirmé sur son sol, et promettent leur appui pour empêcher toute propagation de cette maladie mortelle.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré mercredi, dans un entretien accordé à l’Agence de presse du Nigeria (NAN), que l’organisation était préoccupée par la détection du virus Ebola Bundibugyo au Nigeria, cinquième pays à signaler un cas depuis le début de l’épidémie en cours.
Dujarric a toutefois exprimé sa confiance envers les autorités sanitaires nigérianes, saluant la rapidité de leur réaction et l’ampleur du traçage des contacts engagé après la confirmation du cas.
« Nous avons pleinement confiance dans l’aptitude et les capacités des autorités sanitaires du gouvernement nigérian à gérer ce cas isolé », a-t-il affirmé.
Le porte-parole a reconnu que l’apparition du virus dans un nouveau pays suscitait des inquiétudes quant à sa possible propagation au-delà des pays déjà touchés.
« C’est évidemment préoccupant qu’il y ait un cas dans un nouveau pays », a déclaré M. Dujarric.
Il a néanmoins souligné que les autorités nigérianes avaient déjà mis en œuvre un traçage actif des contacts afin d’identifier et de suivre les personnes potentiellement exposées à la patiente.
Interrogé sur la crainte que l’épidémie ne gagne d’autres pays ou ne se prolonge encore un an, M. Dujarric a insisté sur la coopération internationale.
Il a appelé les pays à respecter le Règlement sanitaire international (RSI) et à collaborer étroitement avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour endiguer l’épidémie.
« Il incombe aussi aux pays de travailler ensemble, de respecter le Règlement sanitaire international, de coopérer avec l’OMS », a-t-il dit.
Le porte-parole a rappelé que l’OMS avait été créée précisément pour aider les États à faire face à ce type d’urgences de santé publique de portée internationale.
« C’est la raison d’être de l’OMS : aider à gérer ces situations, et je sais qu’elle est pleinement mobilisée », a-t-il ajouté.
Interrogé sur l’assistance fournie au Nigéria, M. Dujarric a réaffirmé la disponibilité de l’ONU à appuyer le gouvernement nigérian.
« Nous sommes, comme toujours, prêts à aider le gouvernement du Nigeria de toutes les manières possibles », a-t-il déclaré.
Il s’est également dit convaincu que les responsables de l’OMS au Nigéria restaient en contact direct avec les autorités sanitaires nationales afin de coordonner les mesures appropriées.
Ces assurances de l’ONU font suite à la confirmation, mardi, par le Nigéria d’un cas importé d’Ebola Bundibugyo, concernant une femme ayant récemment séjourné en Ouganda.
Selon l’OMS, la patiente a développé des symptômes le 7 octobre, a consulté à Abuja le 11 octobre et a été testée positive au virus le 20 octobre.
L’agence onusienne de santé a indiqué que la patiente était soignée en isolement, tandis que les autorités nigérianes avaient identifié 44 contacts à surveiller et à investiguer plus avant.
Ce cas survient dans le contexte d’une épidémie déclarée en mai en République démocratique du Congo (RDC), qui s’est ensuite propagée à l’international, alimentant les craintes d’une transmission transfrontalière.
GIK/lb/ac/Sf/APA





