Le gouvernement burkinabè et le Système des Nations Unies ont scellé, vendredi 6 février 2026 à Ouagadougou, un accord de financement massif de plus de 850 milliards de FCFA. Ce partenariat vise à opérationnaliser trois programmes dits « transformateurs » axés sur la souveraineté alimentaire, la résilience et la stabilisation du territoire sur la période 2025-2030.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et le Coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies, Maurice Azonnankpo, ont paraphé les documents officiels engageant les deux parties. D’un montant global de 850 209 681 026 F CFA, cette enveloppe est destinée à soutenir la marche du Burkina Faso vers l’autosuffisance alimentaire et la consolidation de la paix.
Trois leviers pour une transformation profonde
Le premier volet, et le plus imposant financièrement avec un budget de 645 milliards de F CFA, concerne l’appui à la transformation durable des systèmes alimentaires. Ce programme, qui s’étend sur les 13 régions du pays (avec une attention particulière pour les zones à fort potentiel agricole et celles touchées par l’insécurité alimentaire), ambitionne de garantir la souveraineté nutritionnelle du pays face aux chocs climatiques.
Le second axe est le Programme d’appui à la transition humanitaire-développement-paix. Doté de plus de 109 milliards de F CFA, il vise à opérer un changement de paradigme : passer d’une logique d’assistance humanitaire d’urgence à une stratégie de résilience et de paix durable.
Enfin, le troisième programme, intitulé « Stabilisation, cohésion sociale et transition », bénéficie d’une enveloppe de plus de 151 milliards de F CFA. Il sera déployé prioritairement dans les zones frontalières et les territoires fragiles afin de renforcer la présence de l’État et le lien social.
Un accélérateur pour le plan national « RELANCE »
Selon le Dr Aboubakar Nacanabo, cette signature tombe à point nommé, quelques jours seulement après l’adoption, le 29 janvier dernier, du Plan national de développement RELANCE (2026-2030).
« Ces programmes transformateurs s’alignent parfaitement avec les quatre piliers de notre plan national. Ils doivent être perçus comme des instruments d’opérationnalisation et des accélérateurs pour améliorer concrètement les conditions de vie des Burkinabè », a souligné le ministre.
Cette alliance stratégique entre Ouagadougou et l’institution onusienne marque une étape décisive dans le financement du développement du pays pour la prochaine demi-décennie, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et climatiques persistants.
HO/ac/Sf/APA







