La coalition des 5+1 syndicats coopérants du Botswana a officiellement adressé une pétition au gouvernement pour dénoncer la détérioration des conditions de travail et l’absence d’ajustement salarial dans la fonction publique.
Une pétition contre le gel des salaires a été remise lundi soir par des syndicats botswanais au ministre auprès de la Présidence, Moeti Caesar Mohwasa, lors d’une rencontre à son bureau de Gaborone.
La coalition des syndicats, qui regroupent six grandes organisations du secteur public, demandent une intervention urgente afin d’améliorer les conditions de travail et de relancer les négociations salariales restées au point mort.
La coalition 5+1 comprend le Syndicat national unifié des travailleurs manuels locaux, centraux et parapublics, le Syndicat des employés publics du Botswana, le Syndicat des enseignants du Botswana, le Syndicat des secteurs de l’éducation du Botswana, le Syndicat des infirmières du Botswana et le Syndicat des médecins du Botswana, représentant ensemble des milliers de fonctionnaires de l’éducation, de la santé et de l’administration.
Dans leur pétition, les dirigeants syndicaux dénoncent la stagnation des salaires, le manque de normes de sécurité au travail et l’affaiblissement des structures de négociation collective. Ils réclament également la restauration du Conseil de négociation de la fonction publique, jugé essentiel pour résoudre les différends et garantir une représentation équitable.
Les syndicats exigent en outre la révocation immédiate de la Directrice de la gestion des services publics (DPSM), Gaone Macholo, qu’ils accusent d’ignorer leurs doléances.
Mohwasa a salué la démarche pacifique et organisée des syndicats et réaffirmé l’engagement du gouvernement à respecter la promesse d’un salaire minimum vital de 4 000 pulas (environ 295 dollars US), faite par la Coalition pour un changement démocratique lors de la campagne électorale de l’an dernier. Il a également assuré qu’une politique de dialogue ouvert serait maintenue.
Cette pétition intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats et le DPSM, marquées en juillet par une action en justice liée à l’échec des négociations salariales.
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