Dimanche 2 novembre, le candidat de l’opposition camerounaise conteste les résultats du scrutin présidentiel du 12 octobre, dénonçant une « fraude électorale » et appelant à la poursuite de la mobilisation populaire, après la proclamation officielle de la victoire de Paul Biya par le Conseil constitutionnel.
Issa Tchiroma Bakary a publié dimanche une lettre ouverte en réponse au militant Kamsu Leuppue, dans laquelle il dénonce un « braquage électoral » et un « coup d’État constitutionnel » à la suite du scrutin présidentiel du 12 octobre.
Le Conseil constitutionnel a proclamé au bout de deux semaines la victoire du président sortant Paul Biya avec 53,66 % des voix, devant Tchiroma Bakary, crédité de 35,2 %. Contestant ces résultats, l’ancien ministre se proclame « président élu » et accuse le régime d’avoir orchestré une fraude massive malgré ce qu’il qualifie de « victoire éclatante » de l’opposition durant la campagne.
Dans sa lettre, Tchiroma Bakary dénonce des exactions post-électorales, notamment la mort de deux personnes devant sa résidence, l’enlèvement de « centaines » de militants et l’arrestation de ses compagnons politiques, et réclame la comparution des responsables devant la Cour pénale internationale.
Refusant toute comparaison avec l’élection de 2018, il appelle à la poursuite de la mobilisation à travers des « villes mortes » et promet des actions synchronisées impliquant « les foules immenses » qui lui restent fidèles. Il exhorte également les forces de l’ordre à « protéger leurs concitoyens et à ignorer les ordres illégitimes du régime sortant ».
Issa Tchiroma Bakary annonce avoir dédié un livre au jeune Kamsu Leuppue et à la jeunesse camerounaise, affirmant sa détermination à rester un « homme de foi, de courage et de conviction ».
Cette prise de position intervient dans un contexte de vives tensions post-électorales au Cameroun, où les résultats officiels du scrutin présidentiel continuent d’être contestés par l’opposition.
AC/Sf/APA







