Stephen Munyakho, condamné à mort pour homicide involontaire en Arabie saoudite, est rentré lundi soir à Nairobi après une campagne de soutien nationale et diplomatique.
Le ressortissant kenyan Stephen Munyakho, précédemment condamné à mort en Arabie saoudite pour homicide involontaire, est rentré lundi soir à Nairobi, où il a été accueilli par sa famille dans une scène chargée d’émotion, selon plusieurs médias kenyans.
Des proches en larmes l’ont enlacé à sa sortie de l’aéroport international Jomo Kenyatta, tandis que d’autres ont chanté pour saluer son retour. Libéré du couloir de la mort après des années de détention, Munyakho, désormais connu sous le nom d’Abdukareem après sa conversion à l’islam, a exprimé sa gratitude : « Je suis reconnaissant à Allah pour cette seconde chance ».
Il a tenu à remercier le peuple kenyan, sa famille ainsi que le gouvernement pour leur soutien, citant particulièrement le rôle décisif joué par le mouvement « Free Steve Munyakho », qui a mobilisé la diaspora, les organisations de défense des droits de l’homme et les autorités diplomatiques pour obtenir sa libération.
Sa détention remonte à plusieurs années, lorsqu’il avait été condamné en Arabie saoudite pour homicide involontaire. Sa grâce est intervenue le 23 juillet à la suite d’une intense campagne diplomatique et citoyenne, couronnée par l’acceptation d’une diyya (prix du sang) par la famille de la victime, pour un montant d’environ un million de dollars.
Avant son départ d’Arabie saoudite, Munyakho a été autorisé à effectuer l’Umrah puis a transité par un centre de déportation. Les autorités saoudiennes ont ensuite facilité son rapatriement, avec une prise en charge complète de ses frais de voyage. Son arrivée à Nairobi lundi soir à 23h00 marque ainsi la fin d’un long calvaire et le début d’une nouvelle vie.
AC/Sf/APA







