Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé jeudi Sifi Ghrieb au poste de Premier ministre par intérim, mettant fin aux fonctions de Nadir Larbaoui, a rapporté la télévision publique. Cette décision intervient à peine neuf mois après un précédent remaniement, confirmant la fragilité de l’exécutif algérien.
Le 13 novembre dernier, le chef de l’État avait déjà surpris en remerciant Aïmene Benabderrahmane, remplacé alors par Nadir Larbaoui. Ce dernier n’aura occupé le poste que quelques mois, avant d’être à son tour écarté au profit de Sifi Ghrieb, ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique.
Ces changements successifs traduisent une instabilité chronique au sommet du gouvernement, alors que l’Algérie fait face à de multiples défis économiques et sociaux, aggravés par la dépendance persistante aux hydrocarbures, les tensions budgétaires et un climat politique marqué par la défiance.
Sifi Ghrieb, chimiste de formation et figure technocratique, devra composer avec un exécutif fragilisé et une opinion publique sceptique quant à l’efficacité de ces remaniements à répétition. Sa mission sera scrutée tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, où les partenaires d’Alger s’interrogent sur la capacité du gouvernement à offrir de la stabilité et une vision claire.
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