L’Afrique du Sud a obtenu que les crimes environnementaux et les questions liées à la qualité de l’air soient officiellement inscrits à l’ordre du jour du G20 — une première dans l’histoire du forum économique mondial.
Une avancée majeure a été réalisée sous la présidence sud-africaine du Groupe de travail du G20 sur l’environnement et la durabilité climatique, et s’est concrétisée par deux déclarations historiques : la Déclaration ministérielle sur les crimes affectant l’environnement et la Déclaration ministérielle du Cap sur la qualité de l’air.
Le ministre sud-africain des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement, Dion George, a salué cette reconnaissance, soulignant que ces enjeux « reflètent les réalités quotidiennes de nos concitoyens — l’air qu’ils respirent, la sécurité de leur patrimoine naturel et l’État de droit qui le protège ».
« Sous la présidence sud-africaine du Groupe de travail du G20 sur l’environnement et la durabilité climatique, nous avons placé ces questions cruciales au sommet de l’agenda mondial, afin de protéger nos populations et notre environnement, et de faire en sorte que justice et santé aillent de pair », a-t-il déclaré lundi.
Les crimes environnementaux — tels que le commerce illégal d’espèces sauvages, la déforestation, l’exploitation minière non réglementée ou encore le trafic de déchets — représentent une menace croissante pour la biodiversité, les moyens de subsistance des communautés et la stabilité économique mondiale.
Parallèlement, la pollution de l’air demeure l’une des principales causes de mortalité prématurée dans le monde, touchant de manière disproportionnée les populations vulnérables et compromettant les efforts de développement durable.
Les déclarations du Cap appellent à un renforcement de la coopération internationale, à une amélioration des systèmes de données et de suivi, ainsi qu’à un soutien financier accru aux communautés les plus affectées par la pollution et la dégradation de l’environnement.
Les membres du G20 se sont également engagés à intégrer la protection de l’environnement dans l’ensemble des politiques sectorielles et à promouvoir un accès équitable à un air pur et aux ressources naturelles.
« Ces avancées serviront de base à la Déclaration des dirigeants du G20 lors du prochain sommet de Johannesburg », a ajouté le ministre.
« C’est cela, le véritable leadership : une coopération concrète qui améliore la vie des populations et renforce le lien entre la nature, l’homme et la prospérité. »
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