La NDLEA et la DEA ont réaffirmé mardi leur partenariat stratégique pour lutter contre les cartels de drogue et le narco-terrorisme, lors d’un atelier bilatéral à Abuja.
La National Drug Law Enforcement Agency (NDLEA) et la Drug Enforcement Administration des États-Unis (DEA) ont réaffirmé mardi leur engagement à renforcer leur coopération pour contrer les opérations des cartels de drogue et affaiblir leur capacité à financer d’autres crimes organisés, notamment le terrorisme et l’extrémisme violent.
L’annonce a été faite lors de l’ouverture d’un atelier stratégique bilatéral de lutte antidrogue au siège de la NDLEA à Abuja, en présence du Président-directeur général de l’agence, le général Mohamed Buba Marwa, et de la représentante de la DEA au Nigéria, Daphne Morrison.
Dans son allocution, le général Marwa a souligné l’importance et le caractère opportun de l’atelier, destiné à aligner les stratégies des forces de l’ordre nigérianes et américaines sur les menaces majeures liées à la drogue. « Notre objectif commun est d’engager des discussions franches et orientées vers des solutions, qui aboutiront à une déclaration conjointe de priorités et à un plan d’action coordonné pour les douze prochains mois », a-t-il déclaré.
Il a mis en garde contre le lien établi entre le trafic de stupéfiants et le financement du terrorisme. « Les produits de la drogue servent de source majeure de financement pour les réseaux terroristes et groupes extrémistes. En attaquant le trafic de drogue, nous affaiblissons simultanément les moteurs du terrorisme », a-t-il expliqué.
Selon Marwa, le Nigéria, du fait de sa position géographique stratégique, devient une cible pour les organisations criminelles internationales. Une grande partie des drogues illicites entrant dans le pays n’est pas destinée à la consommation locale mais au transit vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie, soulignant la dimension transnationale de la menace.
Pour sa part, Mme Morrison a salué les succès de la NDLEA sous la direction de Marwa, citant les saisies record et les arrestations récentes. Elle a insisté sur l’importance de la coopération opérationnelle et du partage de renseignement pour démanteler les réseaux criminels et renforcer la sécurité au Nigeria et aux États-Unis.
L’atelier devrait aboutir à un cadre clair de coopération opérationnelle, avec un leadership nigérian pour l’exécution des actions dans le pays, et un soutien américain pour assurer la coordination internationale. Les deux agences se sont engagées à traduire les discussions en actions concrètes pour perturber les réseaux de trafic et sécuriser les communautés.
AC/Sf/APA







