Le 29 juin est associé à plusieurs événements qui ont marqué l’histoire politique et diplomatique du continent africain, notamment l’accession des Seychelles à l’indépendance et le renforcement de la mobilisation internationale contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud.
Le 29 juin 1961, la Conférence internationale du travail, réunie à Genève, adopte une résolution présentée par le Nigeria condamnant la politique d’apartheid de l’Afrique du Sud et appelant Pretoria à se retirer de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Adopté par une très large majorité, ce texte constitue l’une des premières initiatives diplomatiques d’envergure portées par des États africains indépendants contre le régime ségrégationniste sud-africain.
Quinze ans plus tard, le 29 juin 1976, les Seychelles accèdent à l’indépendance après près de deux siècles d’administration britannique. James Mancham devient le premier président de la jeune République, tandis que France-Albert René est nommé Premier ministre. Cette accession à la souveraineté s’inscrit dans la dernière phase du mouvement de décolonisation en Afrique et dans l’océan Indien.
L’indépendance de l’archipel ouvre une nouvelle séquence politique qui débouchera, dès 1977, sur un coup d’État mené par France-Albert René et l’instauration d’un régime à parti unique, avant le retour au multipartisme au début des années 1990. Grâce à sa position au cœur de l’océan Indien, les Seychelles acquièrent progressivement une importance stratégique sur les routes maritimes reliant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie.
Sf/APA







