De l’accession à l’indépendance à la réconciliation post-apartheid, en passant par la contribution décisive des troupes africaines à la libération de l’Europe et les soubresauts des conflits contemporains, le 15 août s’impose comme une date chargée d’histoire sur le continent africain. Plusieurs épisodes marquants, à la fois politiques, militaires et symboliques, rappellent l’empreinte profonde laissée par cette journée dans la mémoire collective africaine et mondiale.
En 1960, la République du Congo (Congo-Brazzaville) accède à l’indépendance vis-à-vis de la France. L’abbé Fulbert Youlou devient le premier président du pays, marquant l’entrée du jeune État sur la scène internationale. Trois ans plus tard, le 15 août 1963, ce même Youlou est renversé au terme des « Trois Glorieuses », une insurrection populaire soutenue par l’armée.
Le 15 août 1944, au sud de la France, le Débarquement de Provence engage des milliers de soldats africains – tirailleurs sénégalais, goumiers marocains, tabors algériens – aux côtés des forces alliées. Leur contribution décisive à la libération de Toulon et Marseille sera longtemps occultée par le « blanchiment » des troupes à l’automne 1944.
Plus récemment, le 15 août 2015, au Mali, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et les groupes pro-gouvernementaux rompent pour la première fois le cessez-le-feu conclu à Alger, lors d’un accrochage près d’Edjerer Amassine, prélude aux combats d’Anéfis.
En Afrique du Sud, le 15 août 1995, Nelson Mandela effectue une visite à Orania auprès de Betsie Verwoerd, veuve de l’ancien Premier ministre architecte de l’apartheid, dans un geste fort de réconciliation. Le même jour, il inaugure une initiative nationale contre la corruption et le crime.
Sf/APA







