Le 24 août a été marqué par plusieurs événements majeurs liés à l’Afrique et au monde, allant des jalons de la décolonisation aux catastrophes naturelles et aux tensions diplomatiques contemporaines.
Brazzaville, 24 août 1958 – En tournée africaine, le général Charles de Gaulle prononce à Brazzaville un discours présentant le projet de « Communauté » qui sera inscrit dans la Constitution de la Ve République. Ce cadre devait accorder une autonomie élargie aux territoires d’outre-mer tout en préservant leurs liens avec la France, marquant un jalon du processus de décolonisation.
Garoua, 24 août 1924 – Ahmadou Ahidjo naît à Garoua, dans le nord du Cameroun. Il deviendra le premier président du pays indépendant, de 1960 à 1982, période marquée par la centralisation du pouvoir et l’intégration des régions francophones et anglophones.
Alger, 24 août 2021 – L’Algérie annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc, accusé d’« actes hostiles ». La décision, rendue publique par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre les deux pays, dont la frontière terrestre est fermée depuis 1994.
Paris, 24 août 1572 – Dans la nuit du 23 au 24 août, débute à Paris le massacre de la Saint-Barthélemy, au cours duquel des milliers de protestants huguenots sont tués. Dans les décennies suivantes, une partie des survivants s’exile, notamment en Afrique du Sud où ils contribuent à la formation de la communauté huguenote du Cap.
Rome, 24 août 2016 – Un séisme de magnitude 6,2 frappe l’Italie centrale à 03h36 locales, touchant notamment Amatrice, Accumoli et Arquata del Tronto. Le bilan officiel fait état de 299 morts. L’événement est lié à une faille normale dans le régime extensif des Apennins, conséquence de la dynamique tectonique entre les plaques africaine et eurasienne.
L’ancien président tchadien Hissène Habré est décédé le 24 août 2021 à Dakar à l’âge de 79 ans, alors qu’il purgeait une peine de réclusion à perpétuité à la suite de sa condamnation en 2016 par les Chambres africaines extraordinaires pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture commis durant son régime (1982-1990), un procès inédit qui avait marqué l’histoire judiciaire africaine en faisant de lui le premier ex-chef d’État jugé et condamné sur le continent.
Sf/APA





