Le 24 août 1958, le président du Conseil français Charles de Gaulle prononçait à Brazzaville un discours majeur sur l’avenir des territoires africains sous administration française, à quelques semaines du référendum constitutionnel qui allait accélérer le processus de décolonisation.
Charles de Gaulle s’est adressé le 24 août 1958 à plusieurs milliers de personnes au stade Félix-Éboué de Brazzaville, alors capitale de l’Afrique-Équatoriale française. Son intervention s’inscrivait dans une tournée africaine effectuée avant le référendum du 28 septembre 1958 sur le projet de Constitution de la Ve République.
Le chef du gouvernement français y a présenté le projet de Communauté française, appelée à remplacer l’Union française et à organiser les nouvelles relations entre la France et ses territoires africains. Il a notamment affirmé que les territoires pouvaient choisir leur avenir et que le refus de la Communauté entraînerait leur séparation d’avec la France.
Le référendum du 28 septembre 1958 a finalement consacré l’adhésion de la plupart des territoires africains concernés au projet constitutionnel. La Guinée, dirigée par Ahmed Sékou Touré, fut le seul territoire d’Afrique subsaharienne française à voter « non », accédant ainsi à l’indépendance le 2 octobre 1958.
Le discours de Brazzaville constitue ainsi l’un des jalons politiques majeurs du processus qui conduit à la disparition progressive de l’empire colonial français en Afrique. La majorité des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne accéderont à leur souveraineté en 1960, année marquée par une vague d’indépendances.
Sf/APA







