Les autorités ougandaises ont annoncé mardi l’arrestation de plus de 200 ressortissants étrangers lors de deux opérations menées dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière.
Selon le ministère ougandais de l’Intérieur, les équipes de la Direction nationale de la citoyenneté et du contrôle de l’immigration (NCIC) ont interpellé 231 personnes au total à Adjumani et dans la capitale Kampala.
Une première opération, menée le 27 avril dans le district d’Adjumani, a conduit à l’arrestation de 62 Nigérians soupçonnés d’exercer sans permis de travail valide, notamment dans la gestion d’une activité religieuse.
Quelques heures plus tard, une seconde intervention dans le quartier de Bukoto–Ntinda à Kampala a permis l’arrestation de 169 étrangers vivant dans un complexe résidentiel sécurisé sans statut migratoire régulier.
Ce groupe comprenait des ressortissants du Pakistan, de l’Inde, du Bangladesh, du Ghana, du Myanmar, de l’Éthiopie, du Sri Lanka, du Cambodge et de la Malaisie. Les autorités décrivent le site comme un ensemble fermé disposant de ses propres services internes limitant les déplacements.
Parmi les personnes interpellées, 36 étaient des femmes.
Le ministère affirme que ces opérations ont été déclenchées sur la base de renseignements faisant état de séjours et d’activités illégales. Plusieurs individus seraient entrés sans passeport valide, tandis que certains auraient été victimes de traite humaine avec promesse d’emploi.
Les autorités indiquent également que des cas de cyber-escroquerie et d’autres activités suspectes ont été relevés.
Les personnes reconnues coupables s’exposent à des poursuites judiciaires, ont précisé les services de l’immigration.
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