La Banque africaine de développement (BAD)soutient le renforcement des capacités du groupe bancaire marocain pour accélérer l’accès aux financements climatiques et structurer des projets durables.
La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 28 janvier, le lancement d’un programme d’assistance technique d’un montant d’un million de dollars, soit environ 9,06 millions de dirhams, en faveur du Crédit agricole du Maroc (GCAM). Déployé avec l’appui du Centre de coopération multilatérale pour le financement du développement, ce programme vise à renforcer les capacités institutionnelles, opérationnelles et financières de la banque afin de faciliter son accès à des ressources concessionnelles et privées dédiées aux projets climatiques.
Selon la BAD, l’assistance technique doit permettre au GCAM d’améliorer son ingénierie financière et sa capacité de structuration de projets à vocation climatique, tout en renforçant les mécanismes de suivi et d’évaluation de leurs impacts mesurables. L’objectif affiché est de positionner l’établissement comme un acteur clé du financement de la transition climatique, en conformité avec les standards internationaux de la finance verte.
Les projets ciblés concernent des secteurs à forte portée structurelle, notamment l’agriculture durable, le développement rural, la gestion de l’eau, l’énergie propre, ainsi que les infrastructures résilientes et la connectivité. Les financements mobilisés par le GCAM devront être alignés sur les normes internationales en matière de finance climatique, condition jugée essentielle pour l’accès aux guichets internationaux et à la mobilisation de capitaux privés.
Cité dans un communiqué, Achraf Tarsim, responsable pays de la BAD pour le Maroc, a estimé que ce partenariat illustre la capacité des institutions financières africaines à jouer un rôle stratégique dans le financement de projets climatiques de grande envergure. Il a souligné que les réalisations structurelles du Maroc en matière de transition verte ont contribué à faire du pays une référence continentale dans le domaine de la finance climatique.
L’assistance vise également à améliorer l’alignement des flux financiers nationaux avec les priorités climatiques du Royaume, dans le respect de la Contribution déterminée au niveau national (CDN), tout en préparant l’accès aux financements climatiques internationaux et à la mobilisation de capitaux privés pour des projets structurants.
Du côté du GCAM, la direction générale adjointe a indiqué que ce dispositif accompagne une extension progressive du champ d’intervention du groupe au-delà de ses métiers historiques.
« Il s’agit d’accompagner des investissements dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures résilientes et la connectivité, au service de la transition climatique et du développement durable du Maroc », a déclaré Mustapha Chehhar.
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