Le Groupe d’affaires du NEPAD Nigéria (NBGN) a réaffirmé son engagement en faveur de l’intégration économique africaine, en coorganisant avec la Table ronde des affaires africaines (ABR) un forum stratégique consacré à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le Forum de la Table ronde des affaires africaines (ABR)s’est tenu en marge des Assemblées annuelles 2025 de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).
Dans un communiqué publié à l’issue du forum, le NBGN, présidé par Bashorun Randle, a souligné l’importance de cette rencontre comme catalyseur du renouveau de son agenda, en partenariat avec un acteur majeur du secteur privé continental. L’objectif affiché : accélérer le commerce intra-africain, renforcer les synergies public-privé et donner un nouvel élan à l’industrialisation du continent.
Plus d’une centaine de personnalités issues des sphères publique et privée, d’institutions de financement du développement, d’organismes de régulation et d’experts sectoriels ont participé aux travaux. Le forum a offert une plateforme concrète pour transformer les aspirations de la ZLECAf en initiatives tangibles, plaçant le NBGN à la pointe des efforts de relance économique au Nigéria et au-delà.
Dans son allocution d’ouverture, Bashorun Randle a rappelé que la ZLECAf représente une opportunité historique pour stimuler la production locale, développer des chaînes de valeur régionales et créer des millions d’emplois. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des infrastructures robustes, de former une main-d’œuvre qualifiée et de favoriser l’émergence d’industries compétitives.
« Nous devons adopter une approche à la fois audacieuse, visionnaire et pragmatique », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement du NBGN à lever les freins structurels, à faciliter le financement des PME et à promouvoir des partenariats stratégiques, dans le droit fil de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Au cœur de la nouvelle stratégie du NBGN figure l’initiative « Infrastructure Imperative », qui identifie comme priorités une alimentation électrique fiable, une logistique performante et des infrastructures numériques favorisant le commerce électronique. Des experts, dont Mallam Idris Danlami Mohammad, ont souligné l’urgence d’investissements massifs dans ces domaines pour booster la compétitivité africaine.
Le soutien aux PME, moteur essentiel du commerce intra-africain, a également été mis en lumière. Plusieurs programmes innovants ont été présentés, tels que Z-Woman et Zero to Hero de Zenith Bank, ou encore les initiatives de Sterling Bank visant à résoudre les pénuries d’approvisionnement. Le NBGN entend plaider pour des solutions de financement sur mesure et un renforcement des capacités entrepreneuriales.
La facilitation des échanges figure aussi au rang des priorités. Des représentants de la CEDEAO et des douanes nigérianes ont mis en avant les progrès réalisés en matière de digitalisation (via la plateforme SIGMA), d’harmonisation réglementaire et de suppression des barrières non tarifaires. Le NBGN s’est engagé à accompagner ces réformes pour fluidifier le commerce régional.
Un accent particulier a été mis sur l’industrialisation et la transformation locale. Dr Amany Asfour, du Conseil des affaires africain, a appelé à une rupture avec la dépendance aux matières premières non transformées, plaidant pour une montée en gamme des productions nationales. Le NBGN ambitionne ainsi de faire de la transformation industrielle un levier de croissance durable.
Enfin, le forum a lancé un appel fort à l’autonomie africaine et à un changement de narratif sur le continent.
« L’Afrique ne doit plus être perçue uniquement à travers le prisme de la pauvreté », a martelé Dr Waheed Olagunju. Les intervenants ont plaidé pour une mobilisation accrue des ressources internes, le développement des marchés de capitaux et une valorisation de l’image de l’Afrique à travers les médias.
À travers ce forum, le NBGN et ses partenaires entendent jouer un rôle moteur dans la concrétisation des ambitions de la ZLECAf et dans l’édification d’un avenir économique africain plus intégré, plus autonome et résolument tourné vers l’innovation.
GIK/lb/te/Sf/APA







