Le Botswana et le Zimbabwe ont conclu dix protocoles d’accord dans le cadre de leur Commission binationale (BNC), renforçant ainsi leur coopération dans plusieurs domaines clés, notamment la défense, la sécurité publique, l’immigration, la recherche et le sauvetage aériens, ainsi que la promotion du commerce, des investissements et des échanges culturels.
Dix engagements de coopération entre le Botswana et le Zimbabwe ont été formalisés lors de la dernière session de leur Commission bilatérale (BNC), une instance de haut niveau dédiée à l’orientation des relations entre les deux pays voisins.
Lors de cette rencontre qu’il coprésidait, le président botswanais Duma Boko a rappelé le rôle central de la BNC dans le renforcement de la coopération opérationnelle et l’approfondissement des liens politiques, économiques et historiques entre les deux nations.
Il a encouragé une approche fondée sur la complémentarité plutôt que sur la concurrence, en mettant en avant des priorités communes dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la santé, l’énergie, les infrastructures, le tourisme, ainsi que la défense et la sécurité régionale.
Le chef de l’État a également exprimé ses préoccupations face à la progression des drogues synthétiques dans la région, appelant à une meilleure coordination transfrontalière et à une harmonisation des politiques pour faire face à ces nouveaux défis.
Les accords couvrent notamment la coopération en matière de défense et de formation, la lutte contre le vol de bétail et la criminalité transfrontalière, la gestion migratoire, les services pénitentiaires et de réinsertion, le transfèrement des détenus, la coordination des opérations de recherche et de sauvetage aériens, les enquêtes sur les accidents de l’aviation civile, le soutien aux coopératives et aux petites entreprises, ainsi que la promotion du commerce, des investissements et la collaboration autour du Musée de la libération africaine.
Créée pour structurer la coopération bilatérale au plus haut niveau, la BNC s’impose comme un mécanisme clé permettant d’évaluer les avancées des projets conjoints et de définir de nouveaux axes de partenariat.
Elle s’inscrit dans une longue tradition de relations étroites entre les deux pays, fondées sur une solidarité héritée des luttes de libération et des intérêts régionaux communs.
Selon Duma Boko, ces accords doivent produire des résultats tangibles pour les populations, les deux pays étant engagés sur la voie d’une prospérité partagée et d’un développement durable.
Des responsables des deux États estiment que ces protocoles permettront d’accélérer la mise en œuvre des projets conjoints et de renforcer la coordination dans des secteurs jugés prioritaires.
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