Les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement, tenues du 25 au 29 mai à Brazzaville, se sont achevées sur un fort consensus en faveur de la vision stratégique du président Sidi Ould Tah et de l’accélération des réformes de l’institution.
Dans leur déclaration finale, les Conseils des gouverneurs ont entériné les « Quatre points cardinaux », feuille de route destinée à renforcer l’impact de la Banque sur le développement du continent. Ils ont également appelé à accélérer la mise en œuvre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), jugée essentielle pour mobiliser davantage de ressources en faveur des économies africaines.
Les gouverneurs ont par ailleurs apporté leur soutien aux réformes internes visant à rendre la Banque plus agile, plus flexible et plus proche des États et des bénéficiaires.
« Le Conseil des gouverneurs a approuvé et encouragé le président du Groupe de la Banque africaine de développement à mettre en œuvre sa vision », a déclaré le ministre congolais de l’Économie et président des Conseils des gouverneurs, Ludovic Ngatsé, lors de la cérémonie de clôture.
Le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, a salué un soutien « clair et massif » et affirmé que les travaux de Brazzaville avaient permis d’impulser une dynamique de transformation et d’intégration à l’échelle du continent.
Placées sous le thème de la mobilisation des ressources pour le financement du développement de l’Afrique dans un contexte mondial fragmenté, ces assises ont réuni plus de 4 000 participants venus de plus de 80 pays.
Plusieurs annonces ont marqué l’événement, notamment des engagements financiers en faveur du Fonds africain de développement et du Fonds bleu pour le bassin du Congo, ainsi que des initiatives dans les secteurs de la santé, de l’aviation et des médicaments essentiels.
En marge des travaux, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a annoncé la suppression des visas pour tous les citoyens africains à compter du 1er janvier 2027, une mesure saluée comme un signal fort en faveur de l’intégration continentale.
Les autorités congolaises ont enfin souligné que les assises se sont déroulées dans de bonnes conditions sanitaires, malgré le contexte régional marqué par une épidémie d’Ebola dans les pays voisins, grâce à un dispositif de prévention coordonné avec les partenaires internationaux.
TE/APA







